• Pay Dirt - FICHE DE JEU
  • 1

Pay Dirt

Note moyenne
6.25
(2 notes)
Mise en place: 10' - Règles: 20' - Partie: 90'
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Intermédiaire
Nombre de joueurs: de 2 à 5 joueurs
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855 Pay Dirt 1

SwatSh5,5/10

Pay Dirt est le dernier né de Tory Niemann qui n’est rien d’autre que l’auteur d’Alien Frontiers, jeu très apprécié dans le monde ludique.  Je vais faire plaisir aux lecteurs qui préfèrent du court et bref : j’ai pas aimé Pay Dirt.

Mécanisme

Le mécanisme central du jeu est une enchère pour acquérir les différentes tuiles développement ou marchandises.  Encore un jeu d’enchères…  Si vous êtes fans du système, peut-être que Pay Dirt est fait pour vous mais pas si, comme moi, vous estimez qu’on a fait un peu le tour de tous les mécanismes d’enchères et, qu’à l’heure actuelle, il y a des auteurs assez imaginatifs pour développer de nouveaux mécanismes d’acquisition.  A côté de tels systèmes, les enchères font bien souvent pâle figure.  De plus, la beauté d’un jeu réside souvent pour moi dans son équilibre et les enchères permettent, trop facilement à mon goût, de gommer tout déséquilibre.  Si vous créez des tuiles, cartes ou autres totalement déséquilibrés, pas de souci, associez-y un système d’enchère et vous (enfin les joueurs) les rééquilibrez d’office.  Exemple : je crée un jeu 4x avec des races aux pouvoirs différents.  Si le pouvoir d’une race est total disproportionné et que celle-ci gagne à 90% des coups, je vais installer un système d’enchères payable avec des PVs pour acquérir les races en question.  Ce sera alors les joueurs qui équilibreront les races.  Enfin c’est mon humble opinion et je sais qu’elle est assez extrême 🙂 .

Le reste des mécaniques découle de ces enchères mais il y en a une que j’ai trouvée originale : l’usure des outils.  Dans  Pay Dirt, vous allez acheter des camions remplis de gravas (aux enchères bien évidemment car il y a du gravas de meilleur qualité que d’autres 😉 ).  Vous allez faire passer ces gravas par 3 machines pour en extraire de l’or.  A chaque fois qu’un grava est traité par une machine, il reçoit un jeton « usure » et si on ne traite pas cette usure, la machine est en panne ce qui est assez bien thématique.  Ce qui l’est moins c’est que si on traite l’usure, la machine est flambant neuve 🙂

Choix

Les choix principaux dans Pay Dirt se situent au niveau des enchères : qu’est-ce que j’aimerais bien acheter et quel est mon prix maximum ?  A part ce choix-là assez classique et vu et revu, le reste de vos choix coule de source : on va assigner ses ressources pour traiter les différents gravas et revendre l’or traité.  C’est d’ailleurs assez répétitif.

Public & conclusions

Vu la simplicité des règles, sa répétitivité, ses côtés aléatoires et ses choix fort limités on pourrait le situer dans la catégorie familiale mais vu ses graphismes très sombres, voire même geeks, et son thème pas très sexy, Pay Dirt manque sa cible à mon avis et n’est pas très amusant.  Il tourne néanmoins très bien et pourra plaire aux fans d’enchères.

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Philrey212:     7/10

Je ne vais pas « juger » Pay Dirt juste sur la phase d’enchères, ce ne serait pas correct vis à vis des autres jeux où l’équilibre est obtenu par ce mécanisme.

Mitigé par ce jeu avant Essen 2014, je suis content d’avoir eu l’opportunité d’y jouer. Je regrette par contre que sur le stand, on essaie de vous expliquer les règles « à la va vite » pour que vous n’y jouiez pas. A quoi bon avoir des tables de jeux, alors?

Après cette petite remarque, revenons à Pay Dirt. Le thème est … la mine, ou plutôt l’extraction et le traitement de terres riches en ressources. Le tout situé en Alaska où la température n’est pas votre amie! Le but est d’être le plus riche à la fin du jeu.
On va donc extraire la terre des lots de terre (quoi, c’est pas clair?) grâce à des excavatrices, la transporter pour ensuite la traiter et en retirer les minéraux précieux. Pour cela, on devra gérer ses équipements, engager du personnel et acquérir des articles qui nous faciliteront la tâches.

La première phase consiste en une enchère assez classique: on choisit ce qu’on veut et on offre le minimum exigé. On fait un tour de table pour voir si personne ne sur-enchérit. Le dernier paye et prend la tuile. Il y a 3 types de tuile/carte: les lotissements (nuls, prometteurs et riches), le personnel et les équipements. Dés qu’on a fait l’acquisition d’une tuile/carte, on la place sur son plateau individuel. Le type de tuile est maintenant bloqué (ex. personnel) pour la prochaine enchère. Cette mécanique force les enchères sur plusieurs types de tuile.
Le plateau individuelle contient une « chaîne de production » par laquelle passera la terre à traiter: excavatrice, transport et traitement (ce n’est sans doute pas exactement cela en anglais mais vous comprendrez bien ainsi ;). Chaque section est divisée en 3 cases. La tuile qui représente la terre à traiter passera par ces 3 cases avant de passer à la section suivante.

La deuxième phase est la pose d’ouvrier. Allez-y tous ensemble car il n’y a pas de restriction à la pose. Placez vos ouvriers en fonction de vos tâches à effectuer. Pour faire avancer une tuile de terre à traiter, il vous faudra un ouvrier. Donc, au début du jeu, il vous faudra 3 ouvriers pour « traverser » l’excavatrice et amener la terre sur la zone de transport.
C’est ici qu’on utilisera les tuiles équipements (gagnées à coup d’enchères): certaines permettent de raccourcir ce parcours à 2 ou 1 cases.
Un aspect intéressant est l’usure des machines. En effet, pour chaque nouvelle tuile de terre entrant dans une nouvelle zone (excavatrice, transport ou traitement), un cube d’usure est placé sur l’équipement en question. Les machines sont limitées, évidemment, en nombre de point d’usure qu’elles peuvent supporter. Pour enlever cette « usure », il faudra utiliser un ouvrier. A défaut, la machine ne pourra plus accepter de nouvelle tuile de terre à traiter.

La troisième phase: événement. Ici, chacun aura une carte (sélectionnée par le principe de Card Drafting à partir du joueur ayant le moins d’or, le dernier joueur n’ayant peu de choix). Et chacun devra résoudre sa carte. La dernière carte fera descendre la température de quelques crans. Lorsque cette dernière atteindra un certain niveau, le sol sera trop gelé pour pouvoir continuer à bosser. Je le touchera donc à sa fin.

La dernière phase: le revenu. Il est fixe et identique pour tous le monde (sauf si une tuile/carte vous donne un avantage). A cette phase, on alimente l’offre avec de nouvelles tuiles.

Comme on peut le constater, Pay Dirt est un jeu classique de placement d’ouvrier avec une petite touche sympathique: l’usure du matériel, la possibilité de « raccourcir » sa chaîne de production.

On aimera peut-être moins la phase d’enchère. C’est en effet un moyen simple d’équilibrer un jeu. On fera attention aux différentes cartes (peut-être l’une ou l’autre est trop puissante? Impossible de le dire après notre demi-partie). Le thème est raisonnablement respecté (le côté production, pas le fait de se trouver an Alaska à creuser la terre) et le matériel de bonne augure. On peut aussi regretter la part de hasard dans les événements ainsi que l’apparition des différentes tuiles/cartes.

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855 Pay Dirt 2

 

1 réponse

  1. Lordsavoy dit :

    D’acc avec Philrey sur la note et l’analyse.
    Pas d’acc avec Swa un peu dur je trouve sur la note 🙂

    Oui clairement Paydirt c’est acheter une perso (et donc avoir plus d’ouvriers + (mais pas tjrs) une capacité spéciale intéressante OU un des 3 types de machines avec 2 ou 1 slots pour traiter plus vite le gravas ou acheter du gravas prometteur. Ensuite c’est calculer placement des ouvriers pour utiliser les machines, les equipements additionnels, réparer les machines (certes elles sont pas neuves mais bien réparées) et optimiser sa chaine de prod. ensuite les évenements collent au thème et on peut s’en prémunir en achetant certains personnages dont la capacité spéciale est d’ignorer par ex. tout événement qui touche à l’équipement.

    Mais bon le coeur c’est le thème bien rendue par :

    la fouille avec son petit coté aléatoire ( 3 types de concessions minieres contenant aléatoirement xy ou z pépites en fonction de la qualité du gisement), l’usure des machines, les conditions météos, les pénuries d’essence, les grosses pannes etc des évenements) bien pensées je trouve. Le petit coté sympa de l’enchere c’est de contraindre le prochain encherisseur à ne pouvoir encherir sur le type d’item choisi (personnel/machine/concession).

    A chaque partie, on a pas les mêmes personnages à acheter, pas les memes machines, pas les memes équipements additionnels, donc ça renouvelle quand meme les parties.

    Ce jeu est à prendre pour ce qu’il est un placement d’ouvrier certes classique mais avec un thème bien intégré. Et puis des enchères y en a dans la plupart des jeux donc bon, c sur que c’est pas le jeu du siècle mais il est sympa quand même.

    Si on prenait une comparaison avec un jeu + velu certes : lewis et clark

    C’est une course à la production de pépites en Alaska comme Lewis et Clark est une course à travers les USA, dans les 2 cas il faut optimiser ses ressources/son deck/ son equipement/sa chaine de prod. pour arriver le 1er (à produire le + de pépites ou à franchir le 1er la ligne d’arrivée). Dans tous les cas c’est répétitif.

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