• Euphoria: Build a Better Dystopia - FICHE DE JEU
  • 3

Euphoria: Build a Better Dystopia

Note moyenne
6.75
(2 notes)
Règles: 40' - Partie: 60'
Année:
Auteur(s): ,
Editeur(s):
Catégorie: Intermédiaire
Nombre de joueurs: de 2 à 6 joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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SwatSh:   7,5 /10

Euphoria Build a better dystopia est tout d’abord un jeu au matériel magnifique.  Regardez d’ailleurs la photo du bas et admirez vous-même de gauche à droite et de haut en bas, les magnifiques compteurs des joueurs « coeur » et « tête », les nuages verts, les dés originaux, les éclairs jaunes, les oranges oranges 😉 , l’argile, les lingots d’or, les gouttes d’eau, et le bon vin 😉

Euphoria est un jeu assez classique de placement d’ouvriers mais avec quelques mécaniques intéressantes.  Le cœur du jeu est la récolte de ressources (8 types de ressources différentes!) qui permettront de placer vos petites étoiles (seul élément du jeu en carton,… dommage…).  Le premier à placer ses 10 étoiles remporte immédiatement la partie.

La première mécanique intéressante est celle des dés.  Vos ouvriers sont des dés.  A votre tour, vous en placez un sur une case d’action et vous l’exécutez.  Lorsque vous n’avez plus de dés dans votre stock personnel, vous pouvez les reprendre du plateau en payant une ressource ou en diminuant votre moral (au plus votre moral est bas, au moins de cartes vous pourrez détenir en main).  La valeur des dés importe peu pour les actions mais par contre indiquent la conscience de vos ouvriers, au plus ils ont conscience du monde qui les entoure (càd, au plus leur valeur est élevée), au plus ils risquent de s’enfuir (il s’agit d’un monde post-apocalyptique).  Quand on lance un dé, on calcule la somme de tous ses dés en réserve et si elle dépasse une certaine valeur, un de vos ouvriers s’en va et retourne dans le stock général où il faudra, au prix d’une action et de nombreuses ressources, aller le rechercher.  De plus, cette valeur est à ajouter à la conscience du groupe qui varie au fil du jeu (certaines actions vont vous faire gagner de la conscience -Paaas bien 😉 – tandis que d’autres vont vous en faire perdre – trèèèès bien 😀 -).  Il vous faudra donc bien gérer votre conscience collective pour éviter de perdre inutilement des dés et devoir dépenser quelques actions pour les récupérer.  La chance intervient un peu car personne n’est à l’abri d’un mauvais lancer.  Cependant, une autre façon d’éviter de prendre des risques inutiles est de bien gérer ses retours d’ouvriers.  En effet, vous pouvez récupérer vos dés ouvriers autrement qu’en exécutant l’action de rapatriement…

En effet, la seconde trouvaille intéressante est qu’il existe 3 types de cases action: les cases à usage temporaire où si un dé s’y trouve lorsqu’on veut y placer un de ses dés, l’ancien dé est éjecté et relancé immédiatement par son proprio.  Les cases actions multiples qui permettent d’y placer autant de dés que désiré.  C’est le seul endroit où la valeur des dés est importante puisque lorsqu’on y place un dé, on calcule la valeur totale des dés présents sur la case et cette somme détermine ce que vous allez recevoir,… ou perdre…  Le dernier type de case est celui des usages exclusifs que seuls les joueurs possédant les scientifiques correspondant pourront utiliser (j’y reviens).  Vous aurez remarqué que la particularité d’Euphoria par rapport à la majorité des jeux de placement d’ouvriers est qu’aucune case action n’est bloquée si un autre joueur y a déjà placé un de ses dés.  Toutes les actions sont toujours disponibles.  Ceci a l’avantage de garder le nombre de choix toujours très élevé mais enlève de l’interaction, de la tension et du blocage entre les joueurs.

Le troisième élément qui m’a plu dans Euphoria est les scientifiques.  Au début du jeu, vous recevez 4 cartes scientifiques dont vous en gardez 2, l’un que vous placez face visible et l’autre face cachée.  Le pouvoir des scientifiques face visible est directement disponible.  Les scientifiques face cachée pourront être retournés face visible que lorsque le marqueur de leur faction aura dépassé un certain seuil.  La majorité des cases d’actions vont faire augmenter le marqueur d’une des factions, vous allez donc plus facilement choisir les actions qui permettront d’augmenter le marqueur de la faction de votre scientifique face cachée pour pouvoir le retourner au plus vite et utiliser son pouvoir mais également celui de la faction de votre scientifique face visible.  En effet, outre le pouvoir des scientifiques, en fonction du seuil que le marqueur de faction aura dépassé, certaines cases d’action seront plus avantageuse pour les joueurs possédant un scientifique face visible de cette faction.  En conclusion, le choix des actions est assez vaste (plus de 22 actions différentes disponibles), mais vos choix seront orientés par vos scientifiques car certaines actions seront plus bénéfiques pour vous que pour vos adversaires.  Dommage juste que la distribution des scientifiques en début de jeu soit si aléatoire (bien qu’une variante draft existe sur BGG) surtout que le pouvoir de certains scientifiques semble être plus important que pour d’autres…

Au final, Euphoria build a better dystopia est un jeu très agréable à jouer.  Son magnifique matériel n’y est pas pour rien mais sa relative simplicité et sa profondeur pour un jeu d’une heure sont des atouts importants.  Il faudra néanmoins passer outre certains déséquilibres entre les pouvoirs de départ et une certaine poisse aux dés.  L’interaction, les blocages et la tension sont peu présents mais les mécanismes innovants et rafraîchissants.  Le nombre impressionnant de cartes scientifiques et d’autres éléments variant d’une partie à l’autre permet au jeu d’avoir une durée de vie assez longue.  Je le rapprocherait pour cela à Bruges pour lequel c’est la variété des cartes qui donnent envie d’essayer autre chose pour une autre partie.

_____________

Philrey212:      6/10

L’euphorie (trop facile) du splendide matériel est vite tombée. Ce matériel, est de super qualité. Chaque pièce de bois a sa propre forme (comme dans Loyang). Le plateau est de carton bien épais et de belles couleurs et illustrations. Seul petit bémol, les étoiles qu’il faut placer sont petite et en carton assez fin. Et les cartes, même chose, super qualité.

Alors, la partie, c’est autre chose. En effet, après quelques tours de jeux, la messe était déjà dîtes. Je regardais SwatSh s’amuser comme un petit fou à effectuer les différentes actions lui permettant de placer ses petites étoiles. (c’est le but du jeu). En fin de partie, SwatSh a bien placé toutes ses 10 étoiles. Il m’en restait 7 sur mes 10!
Evidemment, je suis déçu puisque le jeux offre de belles idées (voir SwatSh, pour éviter de répéter).

Alors pourquoi? Et bien avec le recul, je vois deux explications. La première, la carte de départ (donnée au hasard en début de partie) de SwatSh offrait un pouvoir nettement trop important. En effet, il pouvait « payer » des actions avec n’importe quelle ressource (plutôt que celle exigée). Et là, et bien SwatSh a gentiment récolté toujours la même ressource sans devoir s’éparpiller sur le plateau. Une donnée supplémentaire, chaque carte appartient à un territoire (parmi les 4 visibles sur le plateau). L’allégeance à un territoire offre un avantage sur ce même territoire. Ces deux éléments ensembles ont tué la partie.

Le deuxième élément qui fut flagrant dans notre partie: un joueur à la traine a de moins en moins de chance de revenir dans la partie.

J’ajouterai encore l’élément du hasard. En effet, les dés en sont sujet. Si vous lancez de trop fortes valeurs, vous perdez un dés. Il vous faudra donc en « racheter » un avec des ressources.

Bref, grosse déception que ce Euphoria.

_____________

 

 

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3 de réponses

  1. SwatSh dit :

    Merci pour ton retour Ludo1 et amuse toi bien 🙂

  2. Ludo1 dit :

    Bonjour,
    Joué à 3 ce week- end à Cannes, Euphoria n’a guère suscité d’enthousiasme autour de la table (si ce n’est par la qualité du matériel; mais cela fait peu). Les mécanismes sont d’un classicisme absolu (pose d’ouvriers, récupération de ressources puis échange contre PV, ici des étoiles). Les actions et les possibilités étant assez nombreuses au regard du nombre d’ouvriers joués, il n’y a guère eu de tensions sur les placements. Par ailleurs, deux joueurs ayant débutés avec des cartes du même territoire, le marqueur de celui-ci est rapidement monté (permettant d’attribuer des bonus) ce qui a rapidement mis hors jeu le troisième joueur. Autres points négatifs du jeu en ce qui me concerne, le déséquilibre entre certaines cartes de départ qui me semble difficilement récupérable en cours de partie et le hasard lié aux dés qui peut faire perdre un ouvrier (assez long à récupérer au regard d’une partie au final assez courte !).
    Ludiquement,
    P.S : testé également ce week end chez le même éditeur, je conseille viticulture.

  3. Je ne suis pas fan d’Euphoria, mais à 2 joueurs on se fait une fausse idée du jeu. Il est beaucoup plus interactif et tendu à partir de 4 joueurs. Les marchés reprennent beaucoup d’intérêt car il est « facile » de ne pas être dessus et donc de prendre une pénalité qui peut s’avérer très génante dans notre progression.
    Il y a aussi le fait que plus il y a de joueur, plus on est susceptible de vous chasser des emplacements. Or lorsqu’un joueur est un peu haut en conscience, l’obliger à relancer un dé qu’il n’avait pas prévu peut lui être fatal et le conduire à en perdre un. Ca fait partie des petites subtilités sympa.
    Ca n’en fait pas un jeu incontournable pour autant, mais il faut reconnaître qu’il y a quelques idées originales.

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