• Barbarossa + aide de jeu - FICHE DE JEU
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Barbarossa + aide de jeu

Note moyenne
7.25
(2 notes)
Mise en place: 15' - Règles: 15' - Partie: 120'
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Intermédiaire
Nombre de joueurs: de 2 à 5 joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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801 Barbarossa 1

 

SwatSh:  7,5 /10

Barbarossa est un jeu de deckbuilding offrant quelques nouvelles originalités par rapport à ses illustres prédécesseurs (Dominion, Thunderstone).

Mais avant de se pencher sur sa mécanique, une fois n’est pas coutume sur Vin d’jeu, attardons-nous d’abord sur son matériel.

Tout d’abord sa boite.  Alors là, je dis bravo!  Enfin une boite justement proportionnée.  La boite est parfaite pour contenir toutes les cartes et la règle.  Il y a un tout petit peu plus de place pour y mettre des cartes supplémentaires, promos, ou futures extensions éventuelles.  Pas de boite immense ici, et là je dis bravo, il n’y a pas de tromperie sur le contenu, on ne nous vend pas du vent ( 😉 ) et j’apprécie vraiment.  Les cartes en elles-mêmes sont de bonne qualité.

Ensuite, le thème.  Haaaaa, le thème!  Un thème qui fait polémique sur le net.  Barbarossa est le le nom de code utilisé par l’Allemagne pour désigner l’opération d’invasion de la Russie (URSS) durant la seconde guerre mondiale (de juin 41 à février 42).  Cette opération s’est terminée par l’échec de la prise de Moscou par l’Allemagne.  (NB: J’adore quand un jeu m’apprend quelque chose 😉 ).  Ce thème est bien représenté dans le jeu puisque les joueurs vont déployer leurs troupes pour conquérir les différentes villes Russe jusqu’à la prise de … Moscou qui annoncera la fin du jeu.  Bon la prise de Moscou est moins thématique mais avouons que c’est une belle fin 🙂

Et donc, ce thème est représenté sur les cartes.  D’abord le dos de chaque carte représente la calligraphie nazie.  On retrouve sur les cartes les uniformes allemands ainsi que les noms des unités nazies.  Ce thème et cette représentation nazis ne me dérangent pas.  C’est l’histoire et jouer les « méchants » n’est pas dérangeant.  Je n’y vois d’ailleurs aucune propagande.

Ce qui est beaucoup plus étonnant, ce sont les illustrations des cartes: des dessins manga de jeunes filles en uniforme allemand, légèrement dénudées et adoptant des positions … mmmh, comment dire,… aguicheuses 😀  Mais là non plus, ça ne me choque pas et je ne crois pas que les féministes vont y trouver une quelconque attaque envers les femmes.  En tous cas, si ça avait été des hommes dans ces tenues et positions, je ne me sentirais pas offensé en ma qualité d’homme.  Non, c’est même plutôt agréable, surtout pour un homme avouons-le, de jouer et de regarder de tels dessins.  Il y a même un côté humoristique car sur chaque carte est inscrit un petit texte d’ambiance toujours très poétique du style: « ce fusil entre mes jambes m’émoustille » ou « j’adore les vibrations des explosions » 😀 😀

Ce qui est par contre très étonnant, c’est l’association de ces 2 thèmes: la campagne nazie et les fantasmes masculins.  Où est le lien???  J’ai été revoir l’histoire de cette opération et on ne trouve nulle part que cette opération a été faite à l’aide de call girls ou un truc du genre.  Ho, il y en a peut être eu, mais pas particulièrement durant cette opération.  Alors pourquoi une telle association?  Je dois avouer ne pas bien comprendre et ça donne un petit côté dérangeant.  Je la mettrais sur le compte de la maladresse tant elle est inutile et même un peu malsaine.

Ceci dit, analysons un peu le jeu, oui oui, on est là pour ça 😉  Barbarossa est fort proche de Dominion: votre deck tourne comme à Dominion, à votre tour vous pouvez jouer une carte action et faire un achat.  Certaines cartes actions vous donnent droit à jouer des cartes actions supplémentaires et d’autres des achats supplémentaires.  Lors des achats, on paie avec des points ressource et on peut acheter des cartes actions ou des cartes donnant 1, 2 ou 3 points ressource.  Néanmoins, Barbarossa s’en distingue aussi par d’autres éléments:
– D’abord, on peut garder une carte dans sa main d’un tour à l’autre.  Ce petit plus est très sympa car certaines cartes ne peuvent être jouées qu’en combinaison avec d’autres et il faut attendre de piocher la seconde carte pour pouvoir jouer la première.  Un bon équilibre de votre deck sera la clé pour permettre de telles combinaisons.
– Ensuite, les cartes PVs ne s’acquièrent pas avec des points ressource mais avec des points de combat.  Ces points de combat sont générés par certaines cartes action mais aussi et principalement grâce à vos unités déployées.  Ce sont des cartes action que l’on peut déployer, càd les laisser sur sa zone de jeu d’un tour à l’autre pour pouvoir mener plusieurs combats.  Lorsque vos unités déployées combinées à vos cartes action jouées génèrent suffisamment de points de combat pour battre une des 3 cartes objectif visibles, on remporte le combat et gagne la carte objectif qui est toujours placée devant vous et non remise dans votre deck pour le pourrir.  Il existe 3 types de cartes objectif: les positions stratégiques, le collines et les villes.  Les 2 premières sont intéressantes non pas pour les faibles PVs qu’elles procurent mais parce qu’elles vous donnent des bonus lorsque vous attaquer une ville en les défaussant.  C’est très sympa mécaniquement et thématiquement: d’abord on attaque les collines et les positions stratégiques avant d’envahir la ville.  Les villes quant à elles rapportent beaucoup de PVs mais sont généralement bien défendues et occasionnent des pertes dans vos troupes déployées.
– Au niveau des défauts, Barbarossa dure beaucoup plus longtemps (comptez 1h30-2h00) pour une dimension supplémentaire (les combats) mais cet allongement de durée est trop important par rapport à la nouvelle profondeur proposée.  Tout comme à Dominion, l’interaction reste faible et c’est dommage d’autant plus qu’on aurait pu imaginer des combats entre joueurs.  Enfin, le nombre de cartes différentes est beaucoup plus limité qu’à Dominion.  Ici, on joue avec tous les paquets sauf un tiré au hasard.  Ceci limite évidemment considérablement le nombre de dispositions différentes et par conséquent le renouvellement du jeu.

Barbarossa est donc un jeu au thème particulier, un peu long et peu renouvelable mais aussi un très bon jeu de deckbuilding, fort proche de Dominion mais avec son lot d’innovations intéressantes apportant plus de profondeur et de plaisir ludique inédit.

 ____________

Ren: 7 /10

postulat 1: je cote le jeu en lui-même (sa mécanique et le plaisir ludique qu’il procure), pas le graphisme (cfr plus bas, vous allez comprendre)
postulat 2: j’étais bien crevé quand on a joué à ce jeu, donc ma cotation pourrait varier de +/- 1 dans d’autres circonstances

Auteur Créatif: « alors voilà j’ai eu une idée pour mon prochain jeu »
Editeur: « super dis-moi »
AC: « ce sera un jeu de deckbuilding »
E: « nickel, c’est très à la mode depuis quelques années, on est dans le bon créneau »
AC: « ça se passera pendant la 2ème guerre mondiale »
E: « parfait, faut éviter la 1ère guerre mondiale, on ne parle que de ça pour le moment avec le centenaire, et puis la 2ème c’est toujours porteur »
AC: « les joueurs simuleront l’attaque de la Russie par les Nazis, attaque perpétrée par des (jeunes) top biches en petite culotte »
E: « génial, feu vert, tu as le financement! »

Et oui cher lecteurs, voilà un compte-rendu plus ou moins réaliste de la genèse de ce Barbarossa. Il faut rappeler que le jeu est japonais, et qu’au Japon ce genre de crossover tout à fait délirant ne sera pas spécialement perçu comme choquant. Alors qu’en Europe ce genre de projets passe plus difficilement (à tort ou à raison, je ne me permets pas de juger). En clair vous êtes prévenus, les illustrations de ce jeu sont, disons, décalées par rapport au thème, donc si vous vous intéressez au jeu faites-vous votre propre opinion avant d’y jouer ou de l’acheter.

Le jeu en lui-même consiste en un deckbuilding relativement classique. On commence avec quelques cartes, puis on joue pour en acquérir de nouvelles, qui augmenteront des abilités, qui permettront d’en acheter de nouvelles plus fortes… Bref du deckbuilding en plein. Deux/trois points saillants: de 1 on place des unités devant soi une fois qu’on les active (comme lorsqu’on met une créature dans Magic). Donc le deck devient rarement « énorme » (comme on peut éventuellement l’avoir à certaines parties de Dominion). De 2 on gagne des points en conquérant des villes (ou des positions fortifiées, mais qui valent nettement moins de points), villes qui resteront devant soi jusqu’à la fin de la partie (à nouveau ne pollueront pas son deck). De 3 lorsqu’on conquiert une ville justement, un évènement survient (on tire une carte), qui oblige la plupart du temps à enlever une des unités qu’on avait déployées sur la table (assez réaliste donc, quand on fait la guerre il y souvent des dégats, même pour le vainqueur). Parfois il y a d’autres effets (bonus, dégat pour l’adversaire…). Et de 4 toutes les cartes sont toujours disponibles à l’achat.

Au final un jeu pas déplaisant, qui tourne correctement, mais qui ne m’a pas procuré un sentiment de joie intense. Et je crains fort que les parties soient assez répétitives, puisque les cartes sont les mêmes à toutes les parties, et toujours disponibles, donc on aura vite identifié la stratégie qui convient à son tempérament.

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Vin d’jeu d’aideBarbarossa vin djeu resume 1

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801 Barbarossa 2

 

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1 réponse

  1. Leatherface dit :

    Quelqu’un aurai-til en sa possession les cartes promo du jeu pour les scanner et en faire profiter les autres joueurs ? Ce serait vraiment sympa 😉

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