• Inhabit the Earth - FICHE DE JEU
  • 4

Inhabit the Earth

Note moyenne
7.00
(1 note)
Mise en place: 10' - Règles: 25' - Partie: 95'
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Expert
Age minimum: 14
Nombre de joueurs: de 2 à 4 joueurs
Nombre de joueurs conseillé: de joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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1239 Inhabit the E 1

 

SwatSh7/10

A l’image d’évolution ou de Bios Megafauna, Richard Breese, le légendaire auteur des excellents Keyflower, Reef Encounter, Keythedral et Key Harvest, a décidé de sortir un jeu de cartes sous le thème de l’évolution des espèces.

La première chose qui frappe dans Inhabit the earth est l’illustration de sa boite, assez naïve et digne d’un bon puzzle.  Et ce n’est pas innocent tant Inhabit the Earth a des allures de puzzle : chacun optimise son jeu dans son coin !

En effet, Inhabit the Earth est un jeu de cartes assez simple où l’on va piocher des cartes au hasard et où on va devoir optimiser les cartes de sa main afin de les jouer d’une des 5 façons différentes possibles ou de les utiliser comme coût d’une action en les défaussant.  Pour cela, Richard s’est sans doute inspiré d’autres jeux de cartes aux fonctions multiples comme les sublîmes Sankt Petersbourg, Gloire à Rome et La Granja.

A l’exception de piocher des cartes au hasard dans la pioche face cachée, les actions que peuvent exécuter les joueurs à leur tour correspondent à chaque façon de jouer une carte.  Quand on joue une carte, on la joue toujours pour soi.  Voici les principales manières de jouer une carte :
1) Introduire une nouvelle race
On défausse une carte et on en place une autre devant soi.
Il y a 6 races différentes dans le jeu.  On peut donc introduire au maximum 6 races.

2) Se reproduire
On peut augmenter le nombre d’espèces d’une même race en ajoutant une carte sous la carte race (légèrement décalé pour qu’on puisse voir les symboles) qui a servi à l’introduire au prix d’une autre carte à défausser.  Chaque carte animal a 3 icônes : sa race, son continent privilégié (il y a 6 continents) et son milieu de prédilection (il y a 7 milieux différents).  Ajouter un animal à une race donne certains avantages :
-Pouvoir piocher plus de cartes lors de l’action pioche (au plus il y a d’animaux dans une race, au plus on peut piocher)
-Permettre à la race d’évoluer dans plusieurs continents et dans différents milieux

3) Evoluer
C’est comme se reproduire sauf qu’au lieu de placer la carte sous les autres cartes de la même race, on la place au-dessus.  La carte du dessus a un avantage supplémentaire : sa capacité spéciale, inscrite sous forme de texte, est activée.  C’est l’aspect le plus intéressant d’Inhabit the Earth : bien choisir les cartes de dessus de ses races afin de profiter des meilleurs effets.  Malheureusement, alors que le jeu comporte plus de 150 cartes différentes, de nombreux pouvoirs sont exactement les mêmes et, pire, de nombreuses cartes n’ont pas de pouvoir.  Les choix qui auraient pu s’avérer très intéressants sont donc très restreints et on se limite simplement à ce qu’on a dans sa main, c’est à dire pas grand-chose…

4) Se déplacer
C’est là toute l’essence du jeu puisqu’Inhabit the Earth est un jeu de course.  Chaque continent correspond à un circuit où les joueurs doivent être le plus loin possible à la fin du jeu pour gagner un maximum de PVs.  Au plus une espèce est nombreuse (voir action 2) ), au plus vite on va pouvoir avancer le long des différentes pistes car chaque symbole continent qui correspond au continent où se trouve l’espèce permet d’avancer d’une case et chaque symbole milieu qui correspond au milieu où se déplace l’espèce dans le continent permet d’avancer d’une case également.  De plus, si des jetons espèce d’autres joueurs se trouvent le long des pistes, on peut tout simplement les sauter.  On aura donc tendance à vouloir se déplacer après les autres joueurs.  Mais comme on a besoin de se déplacer pour pouvoir piocher des cartes, on a rarement le choix et on se retrouve vite obligé de se déplacer…

Cette course, qui est le cœur du jeu, est, à l’image de Bomarzo ou de Progress: Evolution of Technology trop peu maîtrisable pour donner la profondeur que mériterait le jeu.  En effet, on se déplace le long des pistes en fonction des multiples symboles de ses espèces et de l’endroit où se trouvent les pions adverses.  On maitrise très difficilement le moment où on se déplace et on laisse plus facilement faire le hasard qui fait quelques fois mal ou bien les choses 🙂  Le timing est important mais peu maîtrisable car on doit se déplacer pour pouvoir piocher de nouvelles cartes.  Les icones de nos animaux sont importants mais peu maîtrisables car dépendant de la pioche à l’aveugle.  Les seuls choix importants à faire dans le jeu consistent à bien choisir les cartes à défausser ce qui est bien souvent assez évident et la façon de jouer nos cartes qui dépendent mathématiquement des symboles présents sur les cartes et des contraintes de jeu qui limitent trop les choix.  Tout comme dans Evolution et Bios Megafauna, là où Richard Breese réussit est dans la figuration de l’évolution des espèces de Darwin qui est très bien représentée dans le jeu et qui permet de se prendre un peu pour Dieu lorsqu’on décide de leur évolution.


 

1239 Inhabit the E 4

 

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4 de réponses

  1. ocelau dit :

    @ Petrus Lugduni
    pour la couverture, il s’agit d’un hommage à Grand Safari. Je pense que le côté « yeux défoncé » est justement voulu pour bien différencier ce jeu stratégie par rapport à son aïeul familial

  2. SwatSh dit :

    Tu m’as bien fait rire Mon Cousin Rototo et je te donne 100% raison 🙂
    Amuse-toi bien!

  3. Mon cousin Rototo dit :

    Pour ma part, ce qui me frappe dans l’illustration de la boite, hormis le fait que c’est un jeu qui semble venir des années 90 (alors qu’en fait non, il est de 2015 !! ), ce sont les yeux de ces animaux : ils semblent être complètement défoncés et hallucinés.
    Faut dire que ces pauvres bestioles doivent se demander ce qu’elles font ensemble sur ce bout de rocher entouré de glace.
    Une mention spéciale au panda et au lion. ^^

    Bref, pour moi rien que de voir la boite, c’est niet direct : jamais je n’oserai sortir une telle boite auprès de mes amis sans qu’ils me regardent bizarrement et me prennent pour un taré.

  4. Petrus Lugduni dit :

    Le jeu a l’air sympa mais la couverture est quand même franchement copiée de la 1ère édition de Grand Safari chez Ravensburger en 1985. À ce degré de ressemblance, c’est soit un hommage soit du piratage.

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