• Wrath of Dragons - FICHE DE JEU
  • 1

Wrath of Dragons

Note moyenne
6.50
(2 notes)
Mise en place: 20' - Règles: 35' - Partie: 90' - Meilleur score: 60
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Expert
Age minimum: 12
Nombre de joueurs: de 2 à 6 joueurs
Nombre de joueurs conseillé: de joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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1313 Wrath of D 1???????????????????????????????SwatSh  7/10

Wrath of Dragons, colère de dragons, voilà un titre qui claque!

La première chose qui frappe lorsqu’on ouvre la boite de Wrath of Dragons, c’est son matériel splendide en bois: des dragons magnifiques, des vrais lingots d’or, des ballots de paille, des moutons comme dans Caverna, des meeples, des maisons, des clochers,…  Waouw!  La re-claque 🙂  Si tous les jeux pouvaient présenter un tel matos, on serait aux anges.  J’ai juste été légèrement déçu par les couleurs des dragons correspondant aux couleurs des régions alors que rien ne les lie.  Bon, ça ne gêne pas au jeu, mais ça aurait été plus cohérent d’avoir des couleurs différentes.

Mais les claques ne s’arrêtent pas là, elles sont aussi présentes dans le thème et la façon dont il est représenté dans les mécanismes de jeu.  Normal l’auteur est Américain!  Mais, même si c’est « normal », Wrath of Dragons est magnifiquement imprégné de son thème.

Les joueurs sont des dragons.  Le jeu dure 6 siècles.   En début de siècle, les citoyens vont oublier l’existence des dragons jusqu’à les considérer comme des légendes.  Ils vont construire et agrandir les villages, villes et cités.  Puis, les dragons vont se réveiller et vont dévaster les villes en détruisant leurs maisons, brulant les champs, volant l’or et dévorant le bétail et les nobles.

La mécanique centrale de Wrath of Dragons est une triple mécanique:
1) Le placement d’ouvriers
Chacun à son tour va pouvoir placer son dragon sur une seule case action et l’exécuter.  Ces actions vont leur donner différents bonus: être le premier à pouvoir choisir une carte, être le premier à pouvoir placer son dragon sur une région du vieux Monde, pouvoir placer son dragon sur une région contenant déjà un autre dragon, gagner différentes combinaisons de ressources,…SONY DSC
Voilà une phase classique mais très bien foutue et où les choix ne sont pas toujours faciles.
Après cette phase, les joueurs vont choisir une carte et en piocher une puis vient la phase principale du jeu:

2) Le jeu de la carte
Les joueurs vont jouer les cartes qu’ils ont précédemment acquises pour réaliser leurs actions.  Chaque carte est associée à une des 6 régions et pour pouvoir jouer une carte il faut que son dragon soit situé sur la région correspondante.  Les cartes vont permettre de récolter des ressources ou d’attaquer les villages/villes/cités.  La mécanique d’attaque est quant à elle très Allemande: un village fait perdre un point de vie, une ville et une cité en font perdre 2 à votre dragon.  Et c’est tout, vous le détruisez un point c’est tout!  Pas de jets de dés ni d’autres subterfuges aléatoires.  Ce qui ne veut pas dire que l’aléa n’est pas présent bien entendu.  Il est présent à 2 endroits: d’abord dans la désignation des régions qui vont voir leurs villages grossir et puis dans la pioche des cartes fort hasardeuse.  Et c’est là où Wrath of Dragons pourra déplaire à certains.  A l’exception d’une carte par tour, toutes les autres cartes seront piochées au hasard (souvent vous en piocherez 2 et en défausserez une).  Et c’est pas très cool car c’est le jeu de la carte qui SONY DSCest primordial dans Wrath of Dragons.  Arriver à jouer les cartes attaques dans les régions comportant les plus grandes villes est un avantage indéniable et ne pas pouvoir le faire à cause d’un manque de bol dans la pioche peut être rageant.

Wrath of Dragons n’est pas uniquement un jeu de cartes et le jeu permet d’effectuer d’autres actions durant son tour tel que déplacer son dragon dans une autre région ou piocher des cartes supplémentaires, tout cela en échange de ressources.

3) Le jeu de majorité
Tout cela pour, au final, se terminer par un jeu classique de majorité.  On va regarder les 2 joueurs possédant le plus de chacune des ressources et ayant détruits le plus de villages de chaque région pour attribuer les PVs en fin de jeu: chaque ressource et chaque région va rapporter 6 & 3 PVs aux 2 premiers.
Je trouve un peu dommage que la manière de scorer soit simplement réduite à un jeu de majorité somme toute trop classique et influençant la manière de jouer de façon stéréotypée.

Wrath of Dragons séduit par son thème original et extrêmement bien imprégné dans la dynamique de jeu et son magnifique matos.  Ses différentes mécaniques de placement d’ouvriers, de jeu de la carte et de majorité sont très bien intégrées et équilibrées.  Le jeu tourne très bien.  La stratégie se collera au jeu de majorité et les choix seront bien souvent dictés par les cartes.  Malgré un hasard dans la pioche des cartes un peu trop présent et déterminant, le reste du jeu est sans hasard et même les combatsSONY DSC sont prévisibles et logiques.  Très étonnant et surprenant pour un jeu Américain qui garde pourtant les qualités indispensables de sa nationalité: un thème bien présent et un matos génial.  Tout ceci lorgne du côté Européen avec insistance et pour notre plus grand plaisir.  Wrath of Dragons nous offre une triple claque et mieux vaut ne pas être sous la colère des dragons qui restent les animaux légendaires les plus dévastateurs!


???????????????????????????????Ren:   6/10

La colère des dragons… tout un programme! Dans Wrath of Dragons chaque joueur va incarner un dragon dont l’objectif numéro 1 est en gros de péter la tronche à tout ce qui bouge, tout en récoltant moult or et en capturant moults nobles.

Jusque là le programme me parait alléchant! Mais le programme se corse rapidement. On est en fait en présence d’un banal jeu de placement d’ouvriers (jusque là rien d’honteux) qui ne présente rien de révolutionnaire (toujours rien d’honteux) mais qui (là ça devient plus embêtant) présente quelques petits défauts. De un il y a une part de hasard non négligeable (tirage des cartes action) qui influe sur le jeu. Les actions possibles sont orientées par les cartes disponibles (ou en main). Les graphiques ne sont pas super réussis: on sent la patte d’un étudiant en dernière année d’études artistiques, qui a voulu faire super beau et ergonomique, mais qui a raté (de peu, soyons de bon compte, l’effort était méritoire) son objectif.

Alors ça donne un jeu assez ergonomique mais pas beau, dans de bonnes couleurs sombres bien craignos. A mon avis il a voulu rendre au mieux l’ambiance inquiétante des villages inquiets à cause des inquiétants dragons qui vont bientôt fondre sur les villageois inquiets. Je suis assez inquiet pour l’obtention de son diplôme 🙂 . Si on ajoute à ça qu’un joueur qui prend la tête semble difficile à rattraper (puisqu’on peut upgrader son dragon et obtenir des bonus spéciaux) et une certaine répétitivité (on va faire la même chose pendant 6 tours), ben on obtient un jeu certes pas nul, mais totalement dispensable. Ne vous inquiétez pas, il ne reviendra pas à ma table!


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Le Salice Salentino est un excellent vin Italien, corsé, charnel, boisé et profond.

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1 réponse

  1. Frenchpeterpan dit :

    Bien beau jeu !
    le matériel est superbe / sur une carte avec 6 régions chaque dragon va choisir sa région à dévaster / jeu de majorité en finale et de points de victoires par attaque réussie
    6 tours de jeu (6 siècles) où il va falloir choisir une action (au fil du temps, ce choix va s’agrandir), puis réaliser à l’aide de cartes le plus grand nombre d’actions, d’attaques de villages ou de cités, de champs de blés dévastés, d’or pillé et de moutons ou de nobles à enlever. Chaque ressource donne lieu à des possibilités supplémentaires… Attaquer le premier ? choisir en premier ? les choix à ce jeu sont multiples ; dans la première moitié les attaques semblent obligatoires, dans la seconde partie il faut bien penser aux majorités finales…
    C’est simple à expliquer, joli à mettre en place et pour une fois un vrai thème, très bien représenté.
    Certes il s’agit d’un jeu de cartes, cartes que nous avons en faible quantité, donc chance-dépendant, mais il y a toujours moyen de se débrouiller…
    Une très agréable surprise…

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