• Nevada City - FICHE DE JEU
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Nevada City

Note moyenne
8.50
(1 note)
Règles: 30' - Partie: 240' - Durée par joueur/euse: 60' - Meilleur score: 102
Catégorie: Expert
Age minimum: 14
Nombre de joueurs: de 2 à 4 joueurs
Nombre de joueurs conseillé: de , , joueurs
Fabriqué en: Allemagne
Langue: Anglais
Niveau d'anglais: Moyen
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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SwatSh8,5/10

Cela fait bien longtemps qu’on n’avait plus eu l’occasion de jouer à un jeu développé par Rio Grande Games et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve l’éditeur du Nouveau Mexique autour d’un jeu parlant du Nevada 🙂  Dans Nevada City, nous sommes donc des bâtisseurs qui allons construire cette nouvelle ville du Nevada durant le 19ème siècle.

Le jeu se joue en 4 années, ou moins si les joueuses terminent la construction de la ville avant (tous les emplacements sont occupés par des bâtiments).  Chaque année est divisée en un certain nombre de tours où les joueuses exécutent leurs actions.  Chaque tour commence en général par un événement tiré au hasard qui va pouvoir avantager ou désavantager l’une ou l’autre joueuse.  Par exemple, en diminuant le coût d’une action : tant mieux pour celles ayant prévu de la réaliser, tant pis pour celles qui l’ont réalisée juste avant et qui n’en ont plus l’utilité.  Mais même si cet hasard peut être frustrant, il n’est pas prépondérant et va rarement influencer de trop sur la victoire de l’une ou l’autre.  Ces événements vont plutôt donner un petit piment assez sympathique au jeu.  On aurait néanmoins aimé un peu plus de clarté à leur niveau et il ne sera pas rare que vous discutiez sur l’interprétation de l’un ou l’autre de ceux-ci.

Chaque joueur dispose d’une famille de 4 personnes (parents et enfants) pour réaliser les différentes actions du jeu.  Chaque personne possède entre 1 et 4 jetons action.  Quand vient son tour de jouer, un joueur sélectionne un membre de sa famille et exécute une action pour chaque jeton action présent sur ce membre.  Vous allez donc avoir des tours où vous réaliserez 3 actions et d’autres où vous n’en réaliserez que 1.  C’est la mécanique qui m’a le plus séduit dans Nevada City, le rythme non régulier du nombre d’action à exécuter à son tour ainsi que le grand nombre d’actions qu’il permet de réaliser.  En début de partie, les membres de votre famille vont permettre, en général, d’exécuter 9 actions chaque année.  Mais vous allez pouvoir, par les mariages, augmenter les membres de votre famille et il arrivera fréquemment qu’un joueur soit capable de réaliser une vingtaine d’actions dans les dernières années du jeu.  Cet aspect crescendo est passionnant surtout qu’on a toujours plein de choses à faire 🙂

Plein de choses à faire : les bâtiments

Et les actions sont nombreuses.  Vous pouvez acheter le plan de construction d’une des cartes bâtiments disponibles pour l’année en cours (environ 8 bâtiments sont ajoutés à la réserve chaque année).  Vous pouvez apporter les ressources nécessaires pour continuer ou terminer la construction de ces bâtiments.  Un twist sympa c’est que la majorité des personnages disposent de certaines habilités de ressources et lorsqu’ils sont utilisés pour la construction d’un bâtiment, ils apportent, par eux-mêmes, la ou les ressources qui leur correspondent.  Cela va donner un petit côté planification où on va utiliser les personnages les plus compétents au bon moment pour aider dans la construction de l’un ou l’autre bâtiment.

Une fois construits, les bâtiments vont d’abord apporter des PVs à leur bâtisseuse.  Ensuite, ils peuvent apporter certaines capacités à leur propriétaire leur permettant de gagner des ressources plus facilement ou de faire face à certains événements en minimisant leurs effets négatifs.  Mais la majorité des bâtiments vont apporter des cases action qui vont permettre de réaliser toute une série d’actions comme l’achat, la vente ou la transformation de ressources, le gain de cartes contrat et l’engagement de nouveaux personnages apportant de nouveaux jetons action.  Un peu comme dans Caylus, le truc sympa ici c’est que le propriétaire du bâtiment a un avantage quand on utilise son bâtiment.  Utiliser une case action coûte généralement des sous.  Lorsque le propriétaire d’un bâtiment utilise son propre bâtiment, il ne doit rien payer.  Si une autre joueuse l’utilise, les dollars qu’elle paye pour l’utiliser sont payés au propriétaire du bâtiment.  Voilà un incitant à construire des bâtiments.

Plein de choses à faire : les ranchs, les fermes et les mines

Les joueuses peuvent également construire des bâtiments de production.  Une fois construits, ils permettront, en plaçant un jeton action dessus, de récolter, respectivement, un bétail, une culture ou une pépite d’argent.  Là aussi, certains personnages ont des habilités permettant de récolter deux tuiles au lieu d’une normalement.  De plus, tout ça est régit par le marché qu’on remplit au début de chaque année de façon semi-aléatoire.  En effet, on va placer certains cubes définis et d’autres aléatoires dans les marchés de production et de prix.  En fonction de ces cubes, on saura, pour chacun des 3 types, combien de denrées on produira pour l’action de production et à quel prix on pourra les vendre.  Exemple, s’il y a 2 cubes bétail dans le marché de production, un jeton action placé sur un ranch produira 2 bétails.  S’il y a 3 cubes bétail dans le marché de vente, on pourra vendre chaque bétail pour 3$ comme prix de base.  Ces marchés vont donc varier d’année en année, ce sera à vous de profiter au mieux des pics de production et de vente.  Cette mécanique, assez originale, est très plaisante et on s’amuse à chaque tour à optimiser ses actions en fonction.

Plein de choses à faire : les contrats et nouveaux personnages

Vous allez aussi pouvoir réserver et réaliser des contrats en échange de ressources.  Ces contrats vont non seulement apporter des PVs mais également, dans certains cas, des capacités spéciales.

Chaque année, vous pourrez également engager de nouveaux personnages.  Ces personnages vont vous apporter de nouveaux jetons action.  Mais ils quittent votre domaine en fin d’année à moins que vous consentiez à les marier à l’une ou l’autre de vos progénitures.  Votre garçon pourra dès lors se marier à une demoiselle et inversement pour votre fille (à l’époque on ne parlait pas de la communauté LGBT+ 😉 ).  L’avantage de les marier est qu’ils resteront avec vous pour le reste de la partie.  Le désavantage c’est que ça vous en coûtera une dote qu’il va falloir être capable de payer…  Votre famille pourra donc s’agrandir de maximum 2 autres personnages mais ce n’est pas pour ça que vous ne pourrez pas en engager plus, ce seront alors des saisonniers qui partiront en fin d’année. 

Un autre twist sympa du jeu c’est que vous ne disposez que de 3 emplacements pour accueillir les nouveaux personnages et les contrats.  A vous à bien gérer ça 😉

Plein de choses à faire : les objectifs

Enfin, un peu comme dans Troyes, les joueurs recevront 2 cartes objectifs en début de partie et n’en garderont qu’une qu’ils placeront à l’endroit prévu du plateau.  En fonction du nombre de joueurs, on va y ajouter une ou plusieurs autres cartes objectif face cachée.  A la fin du jeu, on va dévoiler chaque carte objectif qui va apporter des PVs à tout le monde !!!: Celui qui a le plus de bâtiments, le plus d’une ressource spécifique, le plus d’argent, le plus de contrats,…  Evidemment, vous allez faire en sorte de remporter les PVs relatifs à la carte objectif que vous avez choisie.  Pour le reste, il faudra laisser faire le hasard…  Bon, évidemment, on peut espérer que, comme dans Troyes, les joueurs vont tenter de découvrir la carte objectif choisie par ses adversaires.  Je dois vous dire que c’est très difficile et relève plutôt du vogelpik (jeu de fléchette Belge 😉 ) que d’une bonne analyse du jeu.

On s’évada au Nevada

Outre cet aspect hasardeux dans les objectifs, Nevada City présente d’autres défauts.  Ses règles sont assez mal écrites et incomplètes.  On se pose beaucoup de question et peu y sont répondues.  Un des pires exemples sont les cartes événement.  De nombreuses sont difficiles à comprendre et aucune aide ou partie de règles ne prend la peine de les expliquer.  La partie mise en place est affreuse.  Non seulement elle prend beaucoup trop de temps, mais elle n’est pas claire.  Le jeu propose deux versions : une version simple et une avancée.  Si on suit la mise en place, on va jouer avec des éléments relevant de la version avancée.  Et quand on tombe dessus (événements, bâtiments, contrats,…), on se demande ce que ça veut dire, puis on va chercher dans les règles et on se rend compte qu’il ne fallait pas jouer avec car ça fait partie de la version avancée.

La durée de la partie est également trop longue (comptez plus de 3 heures de jeu).  Enfin, le jeu propose pas moins de 9 ressources différentes (toutes en carton) ce qui est assez lourd et plutôt vieillot comme mécanique.  On aurait aimé plus d’épuration à ce sujet.  Cet aspect plus ancien transpire aussi dans le jeu.  Ce n’est pas rien si j’ai cité Caylus comme référence qui n’est pas nouveau nouveau bien que toujours d’actualité et moderne.  Et il ne faut pas gâcher son plaisir car outre ces défauts, Nevada City est un très bon jeu. Sous une structure classique de récolte et de gestion de ressources, il propose quelques originalités très intéressantes comme les 2 marchés, les bâtiments et contrats aux pouvoirs variés, apportant des nouvelles cases action et élargissant les possibilités et choix, et surtout les personnages apportant un nombre varié de jetons action, certaines capacités, se jouant en un seul tour et permettant un effet crescendo des plus goûteux.


Ren: Je ne sais pas encore combien/10

Frustré frustré frustré que je suis après cette découverte de Nevada City. La soirée commençait plutôt bien: bonne humeur, joie, allégresse (ce qui est la situation normale quand vous faites une soirée jeux)… Au programme: découverte de Nevada City, chez Rio Grande Games. « Rio Grande Games… ils existent encore? ». Réponse de mes camarades: « on a dit exactement la même chose! » Ca faisait un sacré bail que je n’avais plus joué à une sortie de leur part, donc raison de plus de se réjouir! (bon après vérification ils font plus qu’exister encore, puisqu’ils publient manifestement des brouettes de jeu aux US, simplement je n’avais pas eu l’occasion d’en jouer un récemment)

Frustré donc, parce que le jeu a beau être une sortie de 2020, de temps en temps on se retrouve plongé dans les années 80. Et pas toujours pour les bonnes raisons (car les années 80, c’est bien aussi!)

C’est bon ça!

Mais (sans entrer dans les détails que vous trouverez dans la chronique de mon camarade ci-dessus) commençons d’abord par les bons côtés du jeu, car il y en a plein. Tout d’abord il y a plein de choses différentes à faire et de choix à effectuer. Vraiment plein. A la base on est dans du placement d’ouvriers classique. Et avec ces braves ouvriers vous allez pouvoir construire des bâtiments (ou réserver des bâtiments à construire dans le futur), réserver ou réaliser des contrats, recruter des ouvriers saisonniers, marier vos enfants pour avoir des ouvriers en plus les tours suivants, produire des marchandises en utilisant des bâtiments de production, acheter ou vendre des marchandises au marché… Bref une multitude de choix à chaque tour. Miam!

En plus il y a plusieurs twists ou astuces tout à fait sympas pour plusieurs de ces choix: la valeur des marchandises au marché change à chaque tour. Lorsqu’on utilise un bâtiment qui a été construit par une autre joueuse on doit lui payer quelque chose. Les personnages qu’on utilise (4 au départ, les 2 parents et leurs 2 enfants) donnent entre 1 et 3 ouvriers, et ont des facultés spéciales. Si c’est 2 ou 3 ouvriers on ne peut en placer qu’un par bâtiment. Et last but not least le thème est globalement bien rendu je trouve, on se voit bien occupés à construire Nevada City au milieu du Far West.

Mais…

Oui mais… parce qu’il y a 1 mais, ou plutôt 2, ou plutôt 3 ou plutôt 4. Le premier est encore « acceptable »: on manipule plein de bonnes vieilles ressources avec des petits jetons en carton. Rien de rédhibitoire mais un peu vieillot. Le deuxième est déjà beaucoup plus embêtant. Comme dit plus haut on peut agrandir sa famille en mariant ses enfants (et on peut en plus recruter des saisonniers qui vous aident juste pendant le tour en cours). Je n’aime pas les jeux où on est obligé de recruter des ouvriers quand on en a l’occasion. Et du coup quand je découvre un jeu qui offre cette opportunité, par principe je fais cette action après les autres, pour tester et voir si il y a moyen de gagner sans augmenter son nombre d’ouvriers le plus vite possible. Et, soyons clairs, je n’ai pas gagné. Vu mon intelligence surnaturelle ça ne peut pas être parce que j’ai mal joué, ce serait une hypothèse absurde. Donc ça ne peut être que parce qu’on est obligé de se ruer sur les mariages dès qu’on peut. D’où frustration. Troisième mais au début de chaque tour on tire une carte événement qui s’applique à toutes les joueuses. Parfois positif, parfois négatif. Et bien sûr avec un impact différent selon la situation ou le jeu de chaque joueuse. Du coup si vous avez un peu de malchance vous pouvez être bien freiné lors d’un tour à cause de l’événement. D’un côté ça donne de la variété au jeu et aux parties, de l’autre ça sonne vraiment années 80 avec du chaos juste pour mettre du chaos. Pour être de bon compte il est possible/probable qu’une fois qu’on connait un peu mieux le jeu on peut « prévoir » ce qui peut arriver, ou en tout cas se prémunir des plus grandes conséquences. Donc probablement que l’impact peut être contrôlé un minimum. Mais un minimum de chaos restera quoi qu’il arrive. Enfin quatrième et dernier mais, les objectifs de fin de partie. Chaque joueuse reçoit des objectifs secrets, qui donnent des points en fin de partie. Mais ces objectifs s’appliqueront à tout le monde! Donc je peux très bien marquer une brouette de points juste parce que j’ai suivi la stratégie xyz, qui s’avère être la stratégie que ma voisine a suivie pour une des ses cartes objectif secret! Du bol à l’état pur. A nouveau on peut dire que ça donne de la variété aux parties, et amène du piment, mais là je trouve que ça fait vraiment trop années 80 « balançons de l’incertitude comme ça tout le monde peut gagner jusqu’au dernier tour et puis c’est fun de faire n’importe quoi à certains moments ». Ok je pousse un peu (beaucoup) mais j’ai vraiment trouvé ça too much.

Play it again Sam

Au final grosse frustration donc, parce que ce jeu a clairement beaucoup d’atouts, mais a des défauts (en tout cas dans ma seule et unique partie jouée jusqu’à présent) qui ont vraiment gâché mon plaisir. Je réserve donc mon opinion chiffrée après avoir joué au moins une deuxième partie (quelle conscience professionnelle ces gars de Vin d’Jeu quand même!)



Vin d’jeu d’vidéo

L’explication du jeu dégusté par SwatSh


Voilà un vin frais et fruiter qui se marie bien à la fraicheur du Nevada 😉

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