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Discordia

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PhilRey: 8,5/10

J’ai toujours eu un certain intérêt pour les jeux édités par Iron Games, dont l’auteur est souvent Bernd Eisenstein, ici, traduit en Français par Sylex. Je ne saurais dire pourquoi. Bernd parvient toujours à apporter une petite touche qui donne un petit quelque chose de différent à ses jeux. Même si ça ne suffit pas toujours à tous le monde, soyons honnête.

Et cette année, c’est Discordia! Encore un jeu en « A »! Et c’est une belle surprise. Ce jeu me fait penser à un Feld en plus léger. Mais pas beaucoup plus léger. Enfin, si quand même surtout aux nombres de choix disponibles: il y en a moins. Cependant, il y a d’autres éléments.

Et le premier, peu courant, est l’objectif: vider sa réserve d’ouvriers! Quand je vous dis que Bernd ajoute toujours une petite touche intéressante! Le premier qui parvient à vider sa réserve d’ouvriers gagne instantanément la partie. On a donc une belle course en perspective!

Pour ce faire, il faut développer sa cité en construisant des bâtiments. Ces bâtiments, pourront accueillir des ouvriers.Et ces bâtiments exige un « terrain » spécifique. Il faut par exemple des casernes pour pouvoir accueillir des forts. Il faut des ports pour accueillir des bateaux. Et ces « terrains » sont en quantité limitée. Il faudra donc tenir la réserve à l’oeil et adapter sa stratégie en conséquence.

En plus de ces petits, enfin pas si petits que ça, points d’attention alléchants, on retrouve également (plus classique cette fois) deux piste de développement qui donnent des bonus (immédiats ou permanents), des privilèges (qu’on obtient en autre en développant sa cité) aussi en nombre limité, des décrets, en nombre limité, qui correspondent à des mini missions et qui donne d’autres bonus quand on parvient à les compléter.

Sa réserve d’ouvriers va donc diminuer en cours de manche pour augmenter en fin de manche en fonction du nombre de symboles visibles sur le plateau joueur: sur les emplacements de développement de la cité, sur la piste d’exploration, en construisant des bâtiment ou encore en complétant des décrets. Et avancer sur l’Aqueduc permet de diminuer le besoin en recrutement. Du coup, on visera à construire des bâtiments afin d’y placer des ouvriers et à avancer sur l’Aqueduc et à « cacher » les symboles de recrutement de notre plateau personnel.

Je ne suis pas étonné de voir Sylex localiser Discordia! Ce jeu a tout des plus grandes pointures tout en restant accessible. Les joueurs occasionnels ne devraient pas avoir trop de difficulté, les joueurs experts eux seront ravis des combos possibles. Et tout le monde appréciera l’effort éditorial des plateau double couche.

Curieux de voir ce que l’extension Magna va apporter!


SwatSh: 9/10

Discordia est un jeu qui surprend à plus d’un titre. Tout d’abord son objectif: être le premier à employer tous ses ouvriers, ou, autrement dit, se débarrasser en premier de tous ses ouvriers: j’adore! De plus, un peu comme dans l’excellent Witchstone, il n’y a aucune ressources dans Discordia! C’est rare des jeux comme ça et j’adore (bis)!

Le jeu est sympa. J’ai moins aimé le système de réservation de dé qui peut donner un avantage au premier joueur surtout quand ce dé octroie un bonus dû au hasard. Et même si j’aurais aimé une plus grande profondeur et plus de variabilité (même si les objectifs varient de partie en partie), Discordia m’a séduit. Il est finalement assez rapide et peut se jouer en moins d’une heure et, en une heure, on ne voit pas le temps passer dans cette course à s’embauche 😉


Clem: 8,5/10

Quelle belle surprise que ce Discordia qui, même s’il ne peut pas être classé en expert, en présente toute la saveur.

En effet, il affiche des mécaniques et une profondeur de jeu très intéressantes pour un jeu de sa catégorie.

L’objectif est pourtant simple : vider toute sa réserve d’ouvriers en les employant dans sa cité avant la fin des 4 années de jeu.

En revanche, pour relever ce challenge, il faut activement s’employer en trouvant le plus rapidement possible des stratégies efficientes.

Pour cela, il faut à la fois trouver une bonne machine de placement d’ouvriers efficace sur ses bâtiments (ou bateaux) en développant sa cité, tout en limitant le gain de nouveaux meeples à la fin de chaque année… Et, ce n’est pas évident car il faut trouver le bon rythme entre extension de sa cité et remplissage des bâtiments avec les ouvriers. C’est un des éléments que j’ai bien aimé dans le jeu !

Pour nous aider dans cette tâche, le jeu propose plusieurs pistes à faire progresser, comme celle de l’aqueduc offrant une réduction sur le nombre d’ouvriers à piocher en fin d’année, ou comme celle des décrets en validant des tuiles objectifs, ainsi que celles des expéditions et des améliorations qui apportent de nombreux bonus et facilitent la pose des ouvriers, notamment à travers le gain de tuiles privilèges. Tout cela offre donc pas mal de possibilités différentes car il est difficile de progresser sur toutes les pistes.

Quelques points m’ont néanmoins un peu déplu dans Discordia, comme l’attaque des barbares en fin d’année qui n’est pas vraiment punitive si on n’a pas suffisamment de soldats dans nos forts. On laisse ainsi assez vite tomber ce challenge à relever chaque année. Un autre aspect négatif est la présence importante du hasard. Tout d’abord par le jet des dés au début de chaque saison (5 par année, donc 20 lancés potentiels), qui peuvent clairement avantager certains joueurs et faire la différence, notamment en fin de partie quand la situation est serrée. Le hasard est également présent sur le tirage des ouvriers depuis le sac et malgré certaines actions qui permettent de tirer à nouveaux des meeples… quand on ne tire pas la bonne couleur, cela peut être très pénalisant. Enfin, le dernier petit reproche que l’on peut faire concerne l’aspect punitif lorsqu’un ou plusieurs joueurs prennent du retard en début de partie, car il semble très difficile de le rattraper par la suite…

Pour finir sur une note positive, je trouve le matériel de très bonne qualité et les plateaux cités avec leurs inserts très bien réalisés. Discordia se sort facilement, les règles sont vite expliquées (15 min max), les tours s’enchaînent rapidement et les parties ont des durées raisonnables n’excédant pas 1h30. Malgré ses petits défauts, Discordia est donc un très bon titre intermédiaire et mérite amplement, selon moi, un  8,5.


Le plateau central avec les 6 tuiles Action et l’étalage des bâtiments
Le plateau individuel, double couche. Mais ça gondole un peu malheureusement.
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