Salamandra
Auteur(s): Johannes Goupy, Pierre Giroux
Illustrateur(s): Camille Chaussy
Editeur(s): GRRRE Games
Distributeur(s): Blackrock Games
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PhilRey: 8,5/10
Une demi partie de Salamandra à Essen m’a convaincu à creuser un peu plus ce magnifique jeu.
Grrrre Games a eu le nez fin sur ce jeu. Pas qu’il révolutionne quoi que ce soit mais il offre pas mal de choses bien imbriquées.
Dans Salamandra, on alterne les jours et les nuits, chacun avec ses apprentis. Le premier jour on place nos 3 apprentis sur le plateau. La première nuit, 2 apprentis s’ajoutent aux 3 premiers. Et oui, lorsqu’un apprenti est activé, il est retourné et devient prêt pour la prochaine période (jour ou nuit). On a ainsi un certain crescendo, ayant de plus en plus d’apprentis disponibles.
Ha oui, encore, c’est important: les apprentis sont placés définitivement. On ne les récupère jamais! Leur placement est donc guidé par le bénéfice qu’octroie la tuile!

Pour réaliser les actions, il faut faire travailler ses apprentis, soit pour activer une tuile chaudron, soit pour récolter l’une ou l’autre fleur, soit encore pour acquérir une carte Salamandre. Un apprenti qui a travaillé est simplement retourné.
Les actions possibles sont:
- Construire une tuile pour étendre le plateau central;
- Placer un apprenti disponible sur une tuile;
- Activer une tuile Chaudron;
- Activer le temple de Salamandre (pour récupérer des cartes qui donnent souvent des PVs importants);
- Passer son tour pour cette manche (ce qui permet de récolter des tuiles Bosquet (source de PV également)

A part les fleurs produites par les tuiles (à « consommer » dès que récoltées), les seules autres ressources du jeux sont les cristaux et les parchemins. Les cristaux servent principalement à acquérir des tuiles Bosquet lorsqu’on passe mais peuvent aussi être utilisés pour activer les bonus de tuiles Chaudron. Avec les Parchemins, c’est un peu plus subtile. On va en gagner de plusieurs manières mais jamais en quantité. Et dès qu’on en a 4 sous son plateau, on doit les défausser et placer un apprenti du jeu sur une carte Grimoire. Ces cartes sont des objectifs communs qui octroient des points de victoire en fin de partie. Par exemple, 6 PV par tuile Chaudron où vous avec au moins un apprenti. Ces cartes Grimoire sont peuvent rapporter beaucoup de PV mais vous prive aussi d’un apprenti.
Dans mes différentes parties, plusieurs startégies furent adoptées. Par exemple, un joueur a réussi à se construire un petit moteur qui lui a permis de marquer pas mal de points de victoire grace à une tuile Chaudron. Un autre a trouvé le moyen d’obtenir pas mal de cristaux et a misé, entre autre, sur les tuiles bosquets.
Salamandra est un jeu plus initié que familial même si finalement les règles sont assez facile à assimiler. Il laisse une impression d’être trop simple le premier jour du jeu (que 3 apprentis à placer) mais cette impression disparaît rapidement, laissant apparaître une belle montée en puissance (de plus en plus d’apprentis, de plus en plus d’options par la multitude de tuiles) pour finir par un peu de brise neurones sur la fin (cherchant à optimiser notre dernier tour). Je n’hésite pas à reprendre ce qui est mis sur la boîte: original par une pose d’ouvriers définitive, une montée en puissance surprenante et évidemment une direction artistique réussie.

SwatSh: 7,5/10
Ce Salamandra est une belle surprise pour quelqu’un comme moi qui ne suis pas amateur de jeu de placement de tuiles. J’ai trouvé dommage que les pouvoirs des cartes « oiseaux » et « ours » n’aient pas été plus puissants pour rendre leur attrait plus important. Il reste un simple jeu de production et de transformation de ressources pour des PVs mais avec pas mal de petites mécaniques malines qui rendent le jeu assez interactif et tendu grâce notamment à des objectifs communs, des cartes uniques à acquérir et des mécaniques de majorité. La mécanique de dépense de ressources et d’acquisition de tuiles est assez rafraichissante et très agréable à jouer.



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