• Spyrium - FICHE DE JEU
  • 2

Spyrium

Note moyenne
8.40
(3 notes)
Règles: 30' - Partie: 90'
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Intermédiaire
Nombre de joueurs: de 2 à 5 joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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SwatSh 8,5/10

Spyrium est le dernier jeu de William Attia, auteur peu prolifique puisque Spyrium est son second « gros » jeu après Caylus!  Quand j’écris « gros », entendons-nous, la boite est assez petite et fait vite comprendre qu’il s’agit d’un jeu de cartes.  Soulignons ici l’honnêteté de Ystari de sortir son jeu au « bon » format, se privant ainsi d’une marge supplémentaire mais bénéficiant, par là même, d’un certain respect de la part des amateurs de jeux et renforçant son image crédible, honnête et de qualité.  Bravo.

Le thème de Spyrium est particulier: mélange historico fantastique puisque le jeu se passe en Angleterre durant son ère victorienne, c’est à dire durant l’apogée de la révolution industrielle, au 19ème siècle.  Et bien, à ce moment, on a découvert un nouveau minerait super énergétique: le Spyrium…  C’est assez difficile à croire ce mélange de passé proche et de fantastique réduit simplement à ce minerait car le reste est bien réel: des universités, des mines, des industries,…  Le thème aurait gagné en profondeur si on s’était gardé de faire ce détour fantastique en restant terre à terre et en parlant de charbon, acier,…  Le thème est donc malheureusement peu présent dans le jeu.

Spyrium est un jeu de cartes assez classique: récolter de l’argent ou du minerai pour gagner plus d’argent, plus de minerai ou des points de victoire.  On achète ou utilise des cartes qui vont fournir de l’argent, du spyrium, des ouvriers ou des PVs en échange d’argent, de Spyrium ou d’ouvriers ou d’un mélange de tout ça.  Rien de très nouveau ni de très sexy 😉

Là où Spyrium innove c’est dans sa mécanique de prise ou d’utilisation des cartes.  Chaque joueur va d’abord placer ses meeples autour des 9 cartes disponibles à chaque tour.  Ensuite, chacun à son tour va retirer ses meeples en choisissant 1 des 2 options suivantes:
– Gagner autant d’argent que d’autres meeples se trouvant autour d’une des cartes à côté du meeple retiré
– Recevoir ou utiliser la carte à côté du meeple retiré en payant autant d’argent que de meeples à côté de la carte.  Si on prend la carte, en plus du coût, il faudra payer le prix de la carte inscrit dessus.
C’est donc une sorte d’enchère inversée bien que souvent, le surplus à payer est assez mince par rapport au prix des cartes.

Spyrium n’est donc pas révolutionnaire comme l’était Caylus il y a 8 ans.  Les règles sont très simples mais le jeu et les choix ne le sont pas pour autant.  Vous pourrez vous offrir en moyenne une carte par tour.  Laquelle choisir?  Quels risques prendre si la carte choisie est convoitée par d’autres.  Qui va saisir l’opportunité avant l’autre?  Il faut donc prévoir une solution alternative si la première carte convoitée est prise par quelqu’un d’autre.  Et quid si cette dernière l’est aussi?  Que faire avec le reste de ses meeples: récolter de l’argent, des PVs, utiliser des cartes à soi,…   De nombreux choix donc, et de nombreuses stratégies ou orientations possibles grâce à des cartes (les technologies) donnant des bonus si on fait plutôt ceci que cela.  Vos choix seront influencés par le prix de chaque carte, l’argent qu’il vous reste, les choix de vos adversaires et vos cartes bonus.  Le thème est peu présent car peu crédible et la mécanique assez froide donc bien qu’extrêmement bien huilée et on sent bien tout le potentiel de chaque cartes.  Spyrium est assez addictif tant on a envie d’essayer le pouvoir de toutes les cartes et des différentes stratégies possibles.

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Philrey212:     8/10

La force de ce Spyrium n’est certe pas con thème mais bien la simplicité des ces règles. Tiens, ce système de placement, je l’ai déjà vu quelque part. Mais oui, je me souviens, dans Hermagor, le même principe est utilisé pour acquérir des marchandises au marché. Donc, rien de nouveau.

Par contre, heureusement, il y a autre chose. Il y 2 phases: la première consiste à placer ses ouvrier entre les cartes en espérant les acquérir. La deuxième , c’est quand on retire ses ouvrier pour prendre les cartes ou gagner des sous. Ce qui est sympa, c’est qu’il est possible que tous les joueurs ne changent pas de phase en même temps/ En effet, un joueur peut décider de commencer à retirer ses ouvrier plus tôt que les autres pour s’assurer une carte. Il passera donc en phase 2. Les autres restant en phase 1. Cet aspect est central dans Spyrium: quand passer à l’autre phase, au détriment de placer plus d’ouvriers.

Une belle trouvaille donc aux règles facile à assimiler mais où les neurones vont travailler et encore travailler et certainement plus au fils des tours.

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Thierry:   8,7 /10

Spyrium est une belle découverte et le type de jeu apprécié par beaucoup.  Avec ses règles très abordables et ses mécaniques de jeu originales, Spyrium est vite assimilé et l’on rentre facilement dans la partie.  Les choix des cartes sont nombreux et l’on peut même privilégier les gains rapides aux gains à plus long terme, bref pas simple de voir qui va émerger au décompte final. Très plaisant, à recommander.

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2 de réponses

  1. lordsavoy dit :

    Un petit chef d’oeuvre dans son genre 🙂
    William assure, certes c’est pas Caylus mais c’est très bon !

    Vive William !!!

  2. Serval dit :

    Thème très froid comme d’habitude chez ce cher William.
    Pas accroché du tout pour ce nouvel Opus, rapidement ennuyé.
    Mais bon il à des idées 🙂

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