• Freedom: The Underground Railroad - FICHE DE JEU
  • 6

Freedom: The Underground Railroad

Note moyenne
7.83
(3 notes)
Mise en place: 20' - Règles: 30' - Partie: 120'
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Intermédiaire
Nombre de joueurs: de 1 à 4 joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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804 Freedom 1

 

SwatSh:   8/10

Une belle surprise que ce Freedom The underground railroad à l’auteur inconnu,  la pochette discutable et au titre étrange car underground n’est pas à traduire par métropolitain 😉

Non, Freedom The underground railroad est un jeu de coopération ayant pour thème l’évasion des esclaves de l’Amérique vers le Canada.

Freedom se distingue des autres jeux coopératifs par un système de jeu à la limite abstrait, très mécanique et laissant peu de place au hasard.  Chaque tour commence par une phase d’achat d’actions où les joueurs vont se répartir les jetons actions disponibles en fonction de l’argent qu’ils ont (ces jetons coûtent) et du tour du jeu car l’ordre d’exécution des actions est important.  Au fur et à mesure de l’avancement du jeu, d’autres jetons action seront disponibles coûtant plus cher mais permettant des actions plus puissantes.  De plus, une idée de génie est que ces jetons sont en quantité limitée et quand il n’y en a plus, ben y’en n’a plus!  Autrement dit, les joueurs devront faire en sorte de débloquer la phase suivante pour disposer des jetons suivants avant la pénurie au risque de se retrouver avec plus grand chose à faire.  Il existe 3 types de jetons action: ceux qui permettent de déplacer un certain nombre de cubes esclaves d’un certain nombre de cases, ceux permettant de gagner de l’argent et ceux ne servant à rien mais dont l’achat est obligatoire pour passer à la phase suivante et à la victoire.  En effet, pour gagner, les joueurs doivent réussir à faire atteindre le Canada à x esclaves, en ayant acheté tous les jetons « qui ne servent à rien mais qui coûtent cher » et en ne dépassant pas un certain nombre d’esclaves en prison.

Après cette phase, chacun à son tour va pouvoir exécuter ses jetons action en récoltant de l’argent ou en déplaçant les cubes esclaves.  Comme sur la plupart des cases il ne peut y avoir qu’un seul jeton esclave, il va falloir bien gérer ces déplacements pour libérer les esclaves en les menant au Canada mais aussi libérer des places pour pouvoir les faire sortir des champs en bas du plateau.  En effet, à chaque fin de tour, de 6 à 8 nouveaux esclaves vont remplir ces champs et s’il n’y a pas de place disponible ils iront « en prison » et dès qu’un certain nombre d’esclave sera en prison, le jeu sera perdu!

Mais ce n’est pas tout, car, un peu comme dans Cornish Smuggler, il y a des chasseurs d’esclaves qui se baladent un peu partout sur la carte.  Chaque chasseur a sa propre couleur et se déplace le long de la route de cette couleur.  Lorsqu’un esclave arrive sur la route d’un de ces chasseurs, celui-ci bouge d’une case en direction de l’esclave et si un esclave se trouve sur sa case d’arrivée, il le capture.  C’est une mécanique très mathématique et donc prévisible qu’il va falloir très bien gérer en les attirant des 2 côtés de leur route pour éviter les captures.  Subtil est très intéressant.  Une petite touche de hasard loin d’être déplaisante est ajoutée ici puisqu’au début de chaque tour, en fonction du jet de 2 dés, un de ces chasseurs va se déplacer sur sa route d’un certain nombre de case afin de capturer quelques malheureux esclaves en escapade 🙂

A ça est également ajouté un système de cartes bonus.  5 cartes sont révélées à chaque tour et disponibles à l’achat afin de gagner des bonus non négligeables.  Malheureusement, parmi elles se cachent aussi des cartes malus qui vont entraver d’autant plus vos projets.

Freedom the underground railroad est un jeu coopératif qui a réussi son pari: encourager les discussions entre les joueurs sur les choix à faire parmi les différentes possibilités et ce à chaque étape du jeu.  Bien que ces discussions soient toujours très plaisantes et que certains joueurs apportent réellement un plus dans la discussion en remarquant tel ou tel fait, les choix ne sont pas toujours assez difficiles à mon goût et on tombe rapidement d’accord sur la meilleure façon à envisager les choses.  De plus, vu la part minime de hasard, le jeu est assez facile à gagner lorsqu’on fait les meilleurs choix même en mode « très difficile » ce qui peut réduire sa durée de vie.  Ce qui n’empêche cette mécanique d’être bluffante par sa simplicité et par son gameplay.

____________

Philrey212:      8/10

Freedom, the Underground Railway réussi à vous imprégner du thème. Ici, votre rôle en tant que membre du réseau « Underground Railway » est de faire en sorte d’aider les esclaves à s’échapper des plantations du sud et à arriver au Canada. La mécanique présentée ci-dessus par SwatSh est en effet claire et limpide. Le seul aspect aléatoire concerne le déplacement des « chasseurs » d’esclaves qui dépend d’un jet de dés. A part cela, tout est limpide et toute décision prise aura des conséquences connues. C’est ce qui m’a le plus frappé dans ce jeu coopératif, mis à part son thème hors du commun! (c’est ce qui m’avait attiré vers ce jeu)

Une belle surprise!

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Ren:  7,5/10

Le piège suivi du coup de poignard dans le dos. Voilà comment on peut décrire le début de soirée qui a mené à jouer à Freedom the underground railroad. J’arrive tout guilleret chez Fil, plein d’enthousiasme et de joie à l’idée de passer une délectable soirée jeux avec mes amis Fil et Swa. On se fait la bise, smouch smouch, salut, tu, vas bieeeeeen? Et les enfants ça va? Et le boulot ça va? Bref tout s’annonce pour le mieux. On passe même la vitesse supérieure quand Fil revient de la cuisine avec une bouteille de moelleux. « On l’a achetée pour toi car on sait que tu ne bois que ça, il est moins gras qu’un Sauternes mais avec beaucoup d’arôme, tu vas voir c’est du tout bon ». Et de fait il s’est avéré tout à fait délicieux. Donc j’étais dans un environnement absolument parfait, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Et puis, et puis, et puis…. non pas Frida, mais bien le coup de poignard dans le dos: « on commence par un coopératif, on sait que tu n’aimes pas, mais nous on aime bien et on s’en fout de ton avis donc on joue un coopératif non mais quoi on va pas se laisser marcher sur les pieds je suis chez moi quand même je fais ce que je veux donc un joue un coopératif et c’est comme ça, na! »

La baffe! Bon ok j’exagère un peu (beaucoup), et puis Fil et Swa n’ont pas dit ça, mais quand même, un coopératif quoi! C’est toujours le même mécanisme, on gagne toujours à la fin, il n’y a même pas moyen de taper sur la tronche de son voisin… bref comme vous l’aurez compris je ne suis pas un immense fan. Mais heureusement à défaut d’être fan des coopératifs je suis bon public, donc j’ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et bien m’en a pris, car Freedom the undergroung railroad nous a permis de passer un chouette moment. Le pitch du jeu est le suivant: nous sommes aux Etats-Unis, au temps où l’esclavage existait encore, les joueurs vont essayer tous ensemble de sauver un maximum d’esclaves en les faisant passer des états du sud, où ils sont esclaves, vers les états du nord, où ils sont libres.

Le tour de jeu se décompose de la manière suivante: tout d’abord on met les nouvelles cartes en place (voir plus loin). Ensuite chaque joueur peut acheter jusque deux tokens. Ils permettront de déplacer des esclaves sur la carte, de récolter de l’argent, ou simplement de gagner la partie, puisqu’un certain nombre de tokens « statuts » (je ne me souviens plus de leur nom exact) doivent être achetés avant la fin du jeu pour gagner la partie. Ensuite chaque joueur joue jusque 2 tokens. Les déplacements permettent de déplacer les pions esclaves sur la carte de ville en ville. Certains tokens permettent de déplacer 5 esclaves de 1 case, d’autres 2 de 2… Sachant que chaque fois qu’on déplace un esclave, il risque d’attirer l’attention d’un ou plusieurs chasseurs d’esclaves qui patrouillent tout le pays pour essayer de ramener les esclaves en fuite à leurs propriétaires au sud. Donc si on déplace un esclave sur une ville qui se situe sur une des lignes de patrouille, le chasseur de cette ligne s’approche automatiquement de 1 case vers l’esclave. Si en faisant cela il arrive sur une ville où se trouve un ou plusieurs esclaves, ils sont capturés (=enlevés de la carte et remis dans un des marchés aux esclaves, cfr plus loin). Les tokens argent permettent de gagner de l’argent en fonction des esclaves qui sont présents sur certaines villes. Donc il faut les jouer quand on a un maximum d’esclaves présents sur les villes en question (à noter qu’on gagne aussi de l’argent en arrivant simplement sur certaines villes, 1 ou 2$). Enfin dans cette phase on peut acheter une des cartes disponibles, qui donneront des bonus (faciliter certaines actions, rendre moins cher l’achat de tokens…). A la fin de chaque tour un nouveau marché aux esclaves arrive en jeu, i.e. x esclaves (il y a plusieurs tailles de marchés) entrent en jeu sur les cases de départ. Si il n’y a pas assez de place pour les faire entrer en jeu, tous ceux qui sont sur le carreau font monter « l’échelle de défaite » (je ne sais plus comment ça s’appelle, donc j’invente). Le but du jeu étant de sauver un certain nombre d’esclaves (=les sortir de la carte tout au nord) avant que l’échelle de défaite n’atteigne un certain niveau.

Au final un jeu assez sympa, avec un thème certes bien politiquement correct (je me demande quel éditeur oserait sortir un jeu où le but serait de capturer un maximum d’esclaves pour le compte des états du sud…) mais vraiment prenant (on se prend à être « honteux » de sacrifier l’un ou l’autre esclave pour pouvoir en sauver suffisamment pour gagner la partie). Mais, comme souvent selon moi avec les coopératifs, le jeu était beaucoup trop facile. On a joué la version facile, on a gagné sans aucun problème, et on aurait gagné la version difficile également (la seule différence étant le niveau de l’échelle de défaite à ne pas atteindre). Donc sympa mais à réserver aux fans de coopératifs.

_____________

 

804 Freedom 2

 

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6 de réponses

  1. Nico dit :

    Bonsoir Ren,

    Merci pour la réponse.
    3e partie. A quatre joueurs ce coup-ci. Effectivement pas du tout pareil. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de finir la partie mais elle etait très bien engagé.
    Du coup je suis déçu par la trop grande difference de difficulté en fonction du nombre de joueurs. Ca manque de playtest a 1 et 2 joueurs je pense, ils auraient due changer d’autres choses pour aider. Mais je retenterais quand même. J’aime bien les défis…
    Encore merci.

    Nico

    PS: faudra que je test Big book… il parait qu’il est vraiment dur ^_^

  2. Ren dit :

    Salut Nico,

    En toute franchise je n’ai plus le jeu parfaitement en tête, n’y ayant plus joué depuis notre test ci-dessus. Donc je ne pourrais plus te dire si il y a des « trucs » spéciaux qui permettent de gagner plus facilement. Par contre je me souviens très bien que nous étions vraiment à l’aise, plusieurs niveaux en dessous de la défaite, et au moins 3 ou 4 niveaux en dessous du niveau à ne pas atteindre en mode difficile.

    Je pense qu’il y a plusieurs possibilités. Il faut d’abord éliminer la possibilité que tu sois une chèvre, en tant que lecteur de Vin d’Jeu c’est rigoureusement impossible. Tu peux avoir mal lu les règles, si c’est le cas il ne tient qu’à toi de remédier à cela. Il se peut aussi que nous soyons un peu plus « experts » dans la compréhension immédiate d’un jeu. En jouant toutes les semaines à des jeux différents (et parfois plusieurs fois par semaine, si si ça arrive!), il est clair que nous développons une faculté à comprendre les mécanismes d’un jeu plus rapidement qu’un joueur « standard ». Pas que nous sommes plus malins, mais simplement plus entraînés. Il est donc possible que nous ayons « senti » le jeu immédiatement alors que tu ne le sentiras peut-être qu’après 3 ou 4 parties. Elément suivant, dont je me souviens très bien, il y a quand même une part de hasard, avec le jet de dé pour le déplacement du chasseur d’esclaves, et les cartes bonus ou malus. Il se peut donc très bien que nous ayons eu beaucoup de chance à notre partie, et toi beaucoup de malchance aux 2 tiennes. Enfin, last but not least, souvent dans les coopératifs plus il y a de joueurs plus le jeu est facile, puisqu’on a plus de choix pour optimiser au mieux les actions de chacun. Nous avons joué à 3, toi à 2 ou seul, ça peut être un facteur également.

    J’espère que ça t’éclaire un peu 🙂

    Ren

    PS au niveau difficulté rien à voir selon moi avec Robinson extension voyage du Beagle par exemple, que nous avions eu l’occasion de tester également (tu retrouveras facilement la chronique sur le site, et où nous nous étions proprement fait éclater par le jeu…

  3. Nico dit :

    Bonjour à tous,
    Merci pour cet article. Bon je ne suis pas un grand lecteur ni un joueur d’exception. Mais quand même, première partie à 2 joueurs. J’adore le concept. Bon d’accord je suis pas forcement très objectif mais depuis un an je suis fan des jeux coopératifs. Marre que tout le monde se tape sur la gueule pour finalement dire « je suis le roi du monde » comme si les gens n’étaient pas déjà assez montés les uns contre les autres dans la vie, sans même parler d’autosuffisants ni d’égoïstes, pour qu’en plus les jeux nous incitent à y être encore plus.
    Enfin bref, tout ça pour dire que pour une fois je trouve un jeu coop très dur a battre (en même temps j’en ai pas essayé des dizaines), je comprends pas comment Ren peu dire qu’il est « beaucoup trop facile ». Deux possibilité à cela… 1: j’ai pas bien lu les règles. 2: je suis vraiment une chèvre.
    Première partie, en facile bien évidemment, à deux joueurs avec ma compagne: On arrive jusqu’au dernier tour de jeu. On a réussi a libérer assez d’esclaves mais on a pas pu acheter les deux derniers jetons soutiens…
    Deuxième partie, toujours en facile, je joue seul. Je perds à la fin du tour 4! JE trouve cela encore plus difficile qu’à deux…

    Donc si Ren peu me dire comment il a fait pour gagner aussi facilement je veux bien de l’aide ^_^

    Ludiquement.

    Nico

  4. Night dit :

    Salut,

    Mais de rien, c’est un vrai régal de vous lire 🙂
    Merci de votre réponse rapide. C’était vraiment une bonne idée et ça nous faisait voir un petit aperçu des gros titres à venir.

    Merci et bonne continuation à vous !!

  5. admin dit :

    Salut Night,

    Merci pour ton commentaire : c’est encourageant et ca fait toujours plaisir !
    Concernant la liste des nouveautés à Essen, on n’en a pas encore parlé, mais on va envisager la chose. A suivre, donc !

    Bon amusement !

  6. Night dit :

    Voilà encore une belle découverte ET un bel article ! Le concept donne bien envie et le thème est intéressant. Je note pour un futur achat, merci à vous 🙂

    Au passage, comme on se rapproche du salon d’Essen, allez-vous faire comme l’année dernière à faire un article sur certaines nouveautés qui seront présentes et que votre article aura plusieurs mises à jour au fil des jours ? J’avais adoré ça.

    Merci de votre réponse par avance et comme toujours : votre blog est génial, beau et plaisant à lire 🙂

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