• Fief (+ aide de jeu) - FICHE DE JEU
  • 6

Fief (+ aide de jeu)

Note moyenne
8.17
(3 notes)
Règles: 90' - Partie: 210'
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Auteur(s):
Editeur(s):
Catégorie: Expert
Nombre de joueurs: de 3 à 6 joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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SwatSh: 8,5 /10

Fief, c’est d’abord la réédition de … Fief!!! Fief est à l’origine un jeu de conquête de 1983. Fief a été retravaillé afin d’être modernisé. Ayant joué à cette version mais ne m’en rappelant pas très bien, j’ai tout de même l’impression que les modifications sont assez minimes et permettent principalement de réduire légèrement la durée de jeu en limitant les discussions entre joueurs. Notre partie à 3 joueurs a néanmoins duré plus de 3 heures!

Fief est un jeu de conquête « à l’ancienne »: on va conquérir des villages qui nous rapporteront de l’argent à chaque tour. Avec cet argent on pourra construire de nouvelles unités, des châteaux pour mieux se protéger, des moulins pour avoir plus d’argent,… Les combats se jouent aux dés et on pioche énormément de cartes donnant certains bonus ou malus si on les joue contre nos adversaires. Rien de bien original de ce côté là mais le jeu tourne bien.

Là où Fief donne la claque est dans son thème et sa retranscription dans le jeu: le thème médiéval: Lorsqu’on parvient à conquérir tous les villages d’un fief et qu’on y construit un château, on peut acheter le titre du Fief et devenir baron, duc ou compte. Mais les villages sont également organisés autrement: en évêchés. Et on peut proposer un de ses seigneurs au vote pour devenir évêque. Chaque titre apporte certains avantages. Les évêques peuvent devenir cardinaux qui peuvent élire le pape. Sans oublier qu’on peut élire un roi également, qui pourra se marier avec la future reine qui pourra désigner le prince héritier.

Et les mariages parlons-en. Les joueurs peuvent se marier avec un autre joueur afin d’établir une alliance pour la victoire: bonjour les négociations! Ajoutez à cela le prélèvement de la dîme, de la taille (impôts), des assassinats, des juges, des famines, des pestes et des révoltes et vous obtenez un jeu de conquête vachement bien ancré dans son thème jusqu’aux plus petits détail. Rien que pour cela, Fief est une petite merveille.

Le but du jeu est d’obtenir 3 PV seul ou 4 PV si on est marié (= allié) avec son époux(se). Chaque fief rapporte 1 PV et les titres de Roi et de Pape rapportent chacun 1 PV également.

Il faut néanmoins ajouter qu’au plus nombreux seront les joueurs, qu’au plus belles seront vos parties mais aussi beaucoup plus longues. Les règles ne sont pas toujours claires sur certains points. Par exemple, en début de règle on peut lire les règles de départage en cas de plusieurs vainqueurs en même temps et à la fin des règles on mentionne que si plusieurs joueurs gagnent en même temps, ils se partagent la victoire. Alors qu’est ce qui est vrai???

Si vous aimez les jeux de conquêtes à l’ancienne, je ne puis que vous conseiller Fief qui apporte une dimension historique profonde.

Philrey212: 7/10

Très curieux sur Fief pour avoir vu les tables de jeu à Essen. Après les quelques explications de SwatSh sur l’aspect historique respecté, SwatSh nous explique les règles, longues.

Avant toute chose, il faut accepter la chance dans Fief car les combats sont résolus par lancements successifs de dés à 6 faces. Ensuite, à trois joueurs, attendez-vous à avoir un joueur défavorisé par son placement (ou en voir un autre favorisé par sa position de départ isolée). Je retiens les mécanismes suivants:

– L’apparition des calamités est aléatoire, ce qui reflète bien l’époque (on ne prédit pas la famine, la peste, le beau temps ou les tempêtes) et touche un seul domaine (logique aussi)
– Les différentes unités militaires: le chevalier valant 3 alors que la piétaille  (sergents) ne vaut que 1. Il est donc logiquement plus aisé d’exterminer la piétaille.
– Les personnages, représentés par des cartes, peuvent se « développer » soit vers la religion (évêque puis cardinal, voir Pape), soit vers la noblesse (baron, compte ou duc, voir Roi ou Reine). Pour les titres les plus élevés (Pape et Roi), un vote est nécessaire et des négociations ont lieu au préalable pour essayer d’obtenir le soutient des autres joueurs.

Dans notre partie, étant assez mal placé (disons plutôt, pris en tenaille) j’ai vite été mis plus ou moins hors jeu, subissant dès lors la partie. Et ce jusqu’à obtenir le titre de Roi. L’obtention de ce titre m’a relancé vis à vis des autres joueurs. Mais je restais néanmoins avec un tour de retard sur les autres. La victoire s’est joué à peu de chose.

Benoit: 9 /10

Vin d’jeu d’aide: Fief vin d jeu v1

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6 de réponses

  1. verney dit :

    poupi a plus que raison Fief C’est trop top !!! il faut y jouer pour comprendre

  2. poupi dit :

    Indubitablement le meilleur jeu de conquêtes et diplomatie qu’il m’a été offert de jouer.

    L’aléatoire omniprésent ne me dérange vraiment pas, c’est la vie et le théme colle à ces mécaniques chaotiques.

    Après plus de 50 parties, je découvre encore des configurations et des règles (la régence, les prisonniers, l’excommunication, certains combos de souterrains, révoltes, etc.).

    C’est un jeu qui récompence la pugnacité et la fourberie (l’ai à mon actif des victoires du type « j’aide quelqu’un, je trahi, je perd tous mes titres et seigneurs, je reviens en jeu par négociation et pleurnichages, je trahi, je reprend mon allié original, je m’en prend plein la gueule, je pleure… et je gagne !! »).

    Chaque carte, action, mouvement, etc. a son importance, une immédiate correspondante thématique et des conséquences spectaculaires (pour ne pas dire cinégéniques).

    Inconvénients :
    – La connaissance des règles (et elles sont touffues) est un atout de taille (fonctionnement des révoltes, impôts, souterrains, transmissions des titres, ascension des seigneurs vers le pouvoir…) qui fait balancer les parties.
    – L’assassinat est oresque trop bourrin (la meilleure stratégie, à mon sens, reste de ne jamais l’utiliser autrement qu’en menace (mais je suis rarement aussi patient).
    – Les meilleures parties sont les plus longues (5-6 joueurs avec maints revirements de situation = 5-6 heures de jeu). Nous en avons interrompu plus d’une à 3-4 heures du mat’ plus par fatigue que par désintérêt, certains joueurs ne tenant pas la durée.

    Je l’affirme haut et fort : rien n’est jamais perdu à Fief, si on connaît bien les régles. D’âpres négociations et un usage optimisé des cartes peut permettre à n’importe qui de revenir en jeu à partir de rien. Exceptions : 1) Votre amorale fourberie vous faire perdre tout crédit auprès des autres ; 2) Personne ne trouev d’intérêt à votre retour parmi les pairs de France (mais là ‘faut vraiment que tout le monde soit bien parti !).

    Et aussi, pour la 4ème version : 1429 c’est pas le mieux comme date (1329 serait, je crois, plus adapté). Nous verrons bientôt l’appartition de l’ordre des Templiers, qui promet d’accroître cette immersion historique (croisades, dissolution de l’ordre sur accord du roi et du pape…), les autres règles n’étant pas encore en ligne.

    Voilà, pour la version 2011, une aide de jeu que j’ai trouvé vraiment utile, surtout pour la partie rappelant les tenants et aboutissants des titres : http://www.ludigaume.be/v3/php/lg_visit_us.php?id=483 (quelques coquilles attention !).

  3. Crenom dit :

    C’est clair Serval. On n’en parle trop peu de ce splendide Fief!
    SwatSh.

  4. Serval dit :

    Le meilleur auquel il m’est donné d’avoir joué !
    Amateur de thème je peux sans équivoque dire que je fus servi sur un plateau royal !
    Ce jeu est extraordinaire dans sa conception et extrêmement fidèle à l’ambiance moyenâgeuse, tout les coups sont permis…
    Déjà 3 parties, (4h, 3h puis 1h30)et toujours cette sensation de joie quand je dois préparer une nouvelle aventure dans le monde de Fief.
    Un Chef d’oeuvre.

  5. florent dit :

    je suis fan de fief et de sa profondeur de jeux tant au niveau du theme de l’interaction entre les joueurs bref c’est une baffe ludique, c’est un jeux que chaque personne qui désire avoir une ludothèque devrait posséder.

  6. Clem_Achille dit :

    On voit souvent des commentaires sur les jeux pour dire que le thème est artificiel et qu’il n’est pas forcément bien rendu au cours des parties.

    Alors là, pour le coup, Fief permet une immersion totale dans l’époque féodale, et frôle même à certains moments le jeu de rôle.

    Etant un ancien joueur du Fief des années 80, je peux affirmer que celui-ci en conserve l’esprit avec pour objectif le pouvoir. Tous les coups pour y parvenir sont conservés : alliances, trahisons, assassinats, guerres…
    En revanche, il a quand même bien été remanié et même si les phases de jeu ont été conservées, les règles ont pas mal évoluées. Au début, je pensais retrouver quasiment le même jeu que celui des années 80, mais au final, il m’a fallu quelques parties pour bien intégrer les nouvelles règles et oublier celles du 1er.
    Et effectivement le jeu est un peu plus court qu’avant, mais ça reste du costaud avec un minimum de 3h. Plus il y a de joueurs et plus le temps de jeu est allongé!
    Mais c’est tellement bon!

    Vive Fief!

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