• Tudor - FICHE DE JEU
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Tudor

Note moyenne
7.00
(1 note)
Mise en place: 10' - Règles: 30' - Partie: 110' - Meilleur score: 151
Année:
Auteur(s):
Illustrateur(s):
Editeur(s):
Distributeur(s):
Catégorie: Expert
Age minimum: 12
Nombre de joueurs: de 2 à 4 joueurs
Nombre de joueurs conseillé: de joueurs
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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SwatSh: 7/10

Tudor est un jeu qui avait été mis en avant dans les différents classements (BGG & Fairplay) établis à l’occasion du dernier salon d’Essen. De plus, il est un des 4 nominés pour le prix de l’Expert Game Award (dont Vin d’jeu fait partie). Il me tardait donc d’y jouer pour découvrir un des rares gros jeux sortis à Essen et auquel je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer.

Sous ses apparences de gros jeu complexe se cache un jeu finalement assez simple et épuré. Trois mécanismes centraux rythment une partie de Tudor.

Placement d’ouvriers dans une file d’attente

Dans Tudor, le placement des ouvriers se fait indirectement ce qui engendre une nécessité savoureuse de planification, d’anticipation et de prise de risque. Un peu comme quand on va chez le médecin, à chaque tour, on va placer nos deux ouvriers dans la salle d’attente de chacune des 3 actions possibles. Après ce placement, chaque « médecin », ouvre la porte de son cabinet et tous les ouvriers situés dans la file d’attente y entrent selon l’ordre de placement et s’assoient sur les sièges du cabinet dans ce même ordre. Si les sièges étaient occupés, les anciens occupants devront quitter les lieux.

Comme ce sont les nouveaux occupants qui vont pouvoir réaliser les actions, une bonne tactique est nécessaire pour éjecter les adversaires tout en veillant à garder vos anciennes places.

De plus, les ouvriers dans les cabinets ne pourront exécuter leur action que si un noble est présent dans la pièce. Chaque joueuse a alors un noble à placer dans une pièce. Un noble permet de réaliser 2 actions et active tous les ouvriers présents dans la pièce, qu’ils appartiennent à la même joueuse ou non. Vous allez donc logiquement placer votre noble dans une pièce où vous possédez des ouvriers pour vous assurer de la bonne exécution de leur action.

Mais ce n’est pas si évident car vous n’aurez peut être pas besoin de votre noble dans cette pièce car les actions proposées ne vous intéressent pas outre mesure. Peut être comptez-vous sur un autre joueur pour y placer son noble et tentez un coup de poker en plaçant votre noble ailleurs?…

Les échelles de la noblesse

Les actions vont vous permettre de grimper sur les différentes échelles de la noblesse. Arriver tout au-dessus d’une des échelles vous permet de gagner une bague que vous placez sur votre jolie main du plus bel effet 😉

Les bagues vous permettent de gagner des cartes qui sont nécessaires pour avancer dans les échelles. Vous devez en effet défausser une carte de même couleur que la case adjacente à un de vos pions pour pouvoir l’y déplacer.

Il existe quelques actions alternatives qui vous permettent d’échanger une bague contre une autre ou de piocher une carte de son choix sans nécessiter de bague.

Tudor est donc très simple: l’objectif est de déplacer vos meeples le long des différentes échelles et, pour ça, il faudra acquérir des bagues et défausser des cartes.

Les cartes de score et de scénario

Le dernier aspect intéressant de Tudor est la possibilité de moduler les parties avec un nombre de tours différent et des façons de scorer différentes de partie en partie grâce à des cartes de score et de scénario. Selon les cartes de la partie on va scorer grâce à des collections de tuiles, à ses positions sur les échelles ou à un système de majorité.

Tudor est un jeu plaisant. Sous ses airs de gros jeu velu se cache un jeu relativement simple qui consiste principalement à monter sur différentes échelles. Pour ça, il vous faudra bien planifier vos actions en prenant de temps en temps un peu de risque mesuré, le tout baigné de choix tactiques intéressant. On pourra lui reprocher une absence de stratégie et de fun à cause d’un nombre très restreint d’actions différentes et d’un jeu relativement fort abstrait malgré ces mains très étonnantes (pas toujours très stables, bonjour alors la chute des bagues 😉 ). Tudor est néanmoins bien épuré sans trop de fioriture le rendant intéressant et attractif pour les amateurs du genre.

On ne s’endort pas dans une partie de Tudor (meunier ho ho ho)!


Nouvelle partie

Après cette nouvelle partie, je ne puis que confirmer ma note et mon ressenti.  Tudor ne fait pas rêver par sa mécanique d’escalade des échelles : « il me faut un jaune, un brun, 2 verts et un bleu pour monter le long de cette échelle, je vais donc récolter les cartes des couleurs nécessaires puis les jouer »  Bon, c’est un peu simpliste car certaines actions gratuites permettent d’interférer ainsi que les actions permettant de grimper sans jouer de carte.  Mais en gros, c’est la mécanique centrale du jeu et elle n’est pas passionnante.

De plus, la mécanique de choix d’action peut être très punitive et l’ordre du tour en début de partie peut jouer fortement sur son issue.  En gros, la dernière joueuse dans l’ordre du tour du premier tour a un sérieux avantage car elle peut plus facilement être épargnée contre les pertes d’ouvriers.  Evidemment, si toutes les joueuses perdent un ou plusieurs ouvriers devant, par là même, se passer d’une ou plusieurs actions, la ou les joueurs n’en perdant pas a un sérieux avantage…

Malgré ce gros défaut qui n’arrive pas à toutes les parties et dépend de la tournure de la partie, la mécanique de choix d’action est sympa à jouer : comment profiter des actions adverses, comment éjecter un ouvrier adverse, où placer son noble sont autant de questions qui vont vous captiver et apporter de la tension en cours de partie.  Tudor tourne également très bien et ses différentes mises en place et objectifs de début de partie assurent une belle rejouabilité.


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