• Furnace - FICHE DE JEU
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Furnace

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Tapimoket : 7.5/10

L’ère de l’industrie

Au début du 19ème, on faisait fi de la pollution. La vapeur puis le charbon ont entrainé une émergence intense des usines. Il fallait produire et vendre en grandes quantités ! C’était le point de départ de la consommation de masse qui a permis aux investisseurs de s’enrichir.

Si le thème est un peu glauque, il sera repris dans Furnace. Et ce n’est pas toujours facile de mettre en avant un tel univers. Mais on peut dire qu’il y réussit malgré tout, il suffit de voir le succès de la série de Brass. Le principal est surtout d’avoir une présentation accrocheuse avec de belles illustrations. Et ce sera aussi le cas de Furnace, qui se présente élégamment par de très belles illustrations. Au delà des illustrations, le matériel est de qualité tout en restant sans excès avec de bonnes cartes intissées, des pions et des ressources en bois. Un univers glauque certes, mais dans un gant de velours !

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Simple mais pas tant que cela

Furnace semble familial. Les règles sont courtes et sont très bien expliquées. Une manche suffira pour maitriser le déroulement. Toutefois, sous ce semblant de simplicité, se cache une certaine complexité ! En effet, il faudra être particulièrement vigilant sur le choix des ses usines pour obtenir une chaine de fabrication rentable. Car, il est question ici, de devenir le plus riche, bien sûr.

Pour expliquer rapidement, le jeu se joue en 4 manches. Pour chacune d’elles, on commence par mettre 6 à 8 usines aux enchères. Les joueurs jouent alors, tour à tour, un jeton d’enchères numéroté de 1 à 4. Il est cependant interdit de mettre deux jetons à soi sur la même usine et de mettre la même valeur qu’un autre jeton déjà présent (pas deux fois un 4 par exemple).

Pour chaque carte, la meilleure enchère remporte l’usine. MAIS ! s’il y a d’autres jetons, ceux-ci auront une compensation qui sera autant de fois multipliée que la valeur de son jeton. Je m’explique par un exemple : Un jeton 4 jaune aura la carte, mais si dessus, il y a 2 rouge, le joueur rouge aura deux fois une compensation indiqu » au sommet de la carte ! Ces compensation peuvent être des ressources ou des transformations. C’est d’ailleurs une vraie stratégie de faire exprès de ne pas remporter une enchère mais de profiter de la compensation pour, par exemple, obtenir des ressources que vous auriez besoin pour vos usines !

En effet, une fois les cartes attribuées aux enrichisseurs, on active alors ses usines chacune une fois dans l’ordre de son choix. Certaines produisent des ressources, d’autres en transforment et enfin, on peut aussi en vendre pour gagner de l’argent. Les usines pourront aussi être améliorées, ça à dire pour débloquer une seconde ligne de production. Pour cela, notre carte de départ offre cette possibilité.

Il faudra donc se créer un moteur de production et le rendre le plus rentable possible. Ce n’est pas tout de vendre, mais il faut avoir de quoi vendre, parfois en ayant les ressources directement produites, parfois en passant par plusieurs étapes de transformation. Sachant que certaines transformations peuvent être réalisées parfois plusieurs fois par une seule usine. Et s’il vous manque des éléments, il faut s’appuyer justement sur les compensations au moment des enchères pour les obtenir. C’est assez malin comme jeu !

On a enfin la possibilité, en variante, d’avoir un personnage de départ avec un pouvoir.

Furnace, on brasse le jeu de cartes ?

Furnace n’innove pas vraiment dans les mécaniques. Les enchères et la construction d’un moteur de production sont des choses déjà rencontrées. Je regrette aussi que ce ne soit pas un jeu à 5 joueurs. En effet, le jeu à 2 mettra en lice un adversaire virtuel qui posera des jetons au hasard, et on aura un peu ce sentiment de malchance parfois lié à un jet de dés. Pour éviter cela, il faudra donc être 3 ou 4. Notons aussi le thème qui pourrait déplaire. Comme je l’ai dit, c’est un peu spécial. Pour ma part, ça me va même si ce n’est pas très rêveur. Cependant, la qualité des illustrations viendront compenser cet univers un peu triste.

Toutefois, Furnace est plutôt sympathique à jouer et suffisamment court pour ne pas devenir ennuyeux ou répétitif. On aura seulement 4 manches par partie et celles-ci vont durer entre 30 et 60 minutes seulement. C’est court, donc il faut optimiser à fond, autant sur les achats d’usines que les compensations et les enchainements de production. J’ai beaucoup aimé le système de compensation, c’est malin à souhait et cela donne deux axes sur les enchères. En effet, on peut aussi bien miser pour remporter une usine que pour profiter d’un gain de compensation. J’ai presque envie de dire que l’on est dans un brass version jeu de cartes. Si vous préférez, dans ce style, un jeu malin, rapide et avec le même thème. Il vous plaira surement ! C’est aussi un excellent jeu pour apprendre à se faire un moteur de production comme on peut en voir dans les jeux experts. Pour ma part, j’opte plutôt pour un gros jeu, mais je suis un geek.


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