• Wild serengeti - FICHE DE JEU
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Wild serengeti

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Claire et la famille Meeple : 9/10

Mais comment ne pas craquer devant un matériel aussi beau ? Oui je sais, c’est futile, mais le matériel contribue à mon plaisir lorsque je joue. Le thème est aussi original puisque les joueurs incarnent des reporters devant réaliser un film documentaire animalier. Pour ce faire, ils doivent positionner des animaux de manière à réaliser des objectifs de prise de vue.

Le matériel

Les illustrations sont très belles dans un style réaliste, embarquement immédiat pour l’Afrique ! Les animaux en bois sont tout simplement fous : grands et dessinés. Le compte-tour comme dans Everdell est purement décoratif mais il fait un bel effet. Seuls les jetons pièces sont décevants au vu de l’ensemble du matériel.

Le plateau de jeu représentant une partie du parc du Serengeti, est découpé en 49 cases. Il est aussi réversible permettant ainsi de varier les parties. Une rivière de six cartes Scène cinématographique est installée.

Les règles

La simplicité des règles doublée d’une iconographie très compréhensive rend ce titre très accessible. À son tour, le joueur doit poser son pion sur l’une des huit cases Action. Quatre d’entre elles permettent d’envoyer des animaux de la réserve sur le plateau de jeu pour les positionner sur une case. Deux autres donnent la possibilité de déplacer des animaux déjà dans la savane en les bougeant de une à trois cases ou en les échangeant. Enfin des deux dernières actions modifient la rivière de cartes en la renouvelant complètement ou en récupérant simplement de nouveaux objectifs.

La partie se déroule en six phases au début desquelles chacun touche une somme fixe à dépenser. Les trois premières sont identiques : les joueurs placent leur caméraman sur une action pour la réaliser. Ils répètent cette séquence jusqu’à ce que tout le monde passe. Comme chaque placement est payant, quand les caisses sont vides, on ne peut plus jouer. Les trois dernières phases sont un peu différentes car elles débutent toutes par une phase de migration. On pioche une carte Migration qui va indiquer les emplacements qui doivent être vidés de leur animal. Cela permet d’épurer le plateau mais aussi risque de contrarier les plans ! Les phases 4 et 6 débutent par une autre particularité : la cérémonie des prix. Lors de la mise en place, deux cartes Cérémonie sont placées sur le compte-tour. Elles mettent à l’honneur deux types d’animaux qui permettent aux joueurs qui en ont le plus filmé de marquer des points de victoire. Ces deux phases de scoring peuvent orienter le jeu des participants.

Mais comment gagne-t-on à Wild Serengeti ? On marque des points en réalisant les objectifs fixés par les cartes Scène en sa possession. À son tour, si des animaux sont placés conformément à une carte, cette dernière est placée dans sa galerie vidéo. Les scènes immortalisées peuvent rapporter des bonus instantanés, un scoring immédiat ou des points en fin de partie.

Le roi de la savane

Bonne nouvelle, Wild Serengeti est aussi agréable à jouer que beau ! J’ai apprécié qu’il puisse être joué de manière tranquille avec des débutants mais qu’il possède aussi un côté plus stratège pour ceux qui veulent en découdre. En effet, les cartes Scène que chacun possède sont obligatoirement visibles des autres. Il est alors possible de venir contrarier les plans adverses en anticipant leurs prochaines actions. Les règles prévoient même l’ajout de spécialistes possédant un pouvoir unique à utiliser à bon escient.

Ce jeu est aussi calculatoire car les cartes Scène offrent plusieurs manières de marquer des points. Certaines nécessitent d’avoir des symboles précis sur les cartes ; l’action de défausse de la rivière prend toute son importance en donnant alors une chance supplémentaire de retourner une des cartes espérées. D’autres possèdent un symbole Pattes permettant de marquer des points lors des cérémonies des prix et une autre catégorie ont des cœurs ou des diamants augmentent les points en fonction du nombre en sa possession à la fin du jeu. Comme il est impossible d’être sur tous les fronts en même temps, il faut calculer les axes les plus rentables en prenant en compte ce que font les autres.

Nous avons cependant trouvé quelques petits défauts. Par exemple, il nous semble intéressant de posséder des cartes avec un cœur pour l’emporter car elles apportent vraiment beaucoup de points. Si un joueur axe sa stratégie sur de telles cartes, il peut être utile de s’y mettre aussi pour l’empêcher de scorer trop facilement. Le grand nombre de cartes, 168 précisément, augmente la rejouabilité, c’est vrai, mais le revers de la médaille est qu’il est plus difficile de faire tourner ce gros paquet pour trouver les cartes qui nous intéressent, ce qui induit donc une part de chance.

Si Wild Serengeti tourne bien dans toutes les configurations, nous l’avons préféré à trois ou quatre. Les interactions, bien qu’indirectes, augmentent et il est nécessaire de prendre en considération les jeux adverses. Les objectifs sont plus difficiles à réaliser, sauf si les autres n’ont pas observé votre jeu et vous facilitent le travail ! Même si les actions sont finalement assez répétitives, nous n’avons pas ressenti de lassitude. On arrive bien à rester dans le thème et pour une fois on ne termine pas la partie en posant un bidule sur un machin mais au contraire, on continue de placer des crocodiles dans la rivière et des vautours dans les baobabs.

Attention cependant car ce titre peut vite être paralysé par des joueurs qui réfléchissent très longtemps.

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1 réponse

  1. Gbar dit :

    J’espère que le jeu est aussi bien que la boîte est moche

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