• Bora Bora - FICHE DE JEU
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Bora Bora

Note moyenne
8.83
(3 notes)
Règles: 60' - Partie: 90'
Année:
Auteur(s): ,
Editeur(s):
Catégorie: Expert
Nombre de joueurs: de 2 à 4 joueurs
Note moyenne des lecteurs (1 note)
9.00
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SwatSh:   8,5/10

Bora Bora est le dernier jeu de Stefan Feld, l’auteur en forme du moment, jugez-en par ses dernières sorties: Trajan, nommé Vin d’jeu d’l’année 2012 par vous, chers lecteurs, Burgund, nommé Coup de cœur 2011  par Thierry, Luna, et Macao, élu Coup de Cœur 2010 par Thierry.

Et le dada du moment de Stefan c’est quoi?  Les dés!  Et oui, tout comme dans Burgund ou Macao, Stefan a essayé et réussi dans Bora Bora à trouver une nouvelle mécanique d’utilisation des dés tout en minimisant son effet hasardeux.  Et c’est dingue, mais c’est encore une fois une grande réussite.

Les dés
Le cœur de Bora Bora réside dans sa phase de choix d’action.  Chaque joueur lance ses 3 dés.  Ensuite, chacun à son tour place un de ses dés sur une des cartes action et effectue l’action correspondante en fonction de la valeur du dé placé dessus.  Mais attention, au plus la valeur de votre dé est grande au plus l’amplitude de votre action est élevée (j’y reviens), mais si un dé se situe déjà sur la carte action que vous désirez utiliser, votre dé doit être de valeur strictement inférieure à la valeur du dé le plus bas situé sur la carte action.   Donc, au plus nos dés seront de faible valeur au plus de choix j’aurai dans mes actions mais au moins l’amplitude de mes actions sera grande et au plus mes dés seront de valeur élevée, au moins de choix d’action j’aurai mais au plus l’amplitude de mes actions sera élevée.

Les actions
1) Placer une hutte sur une région de l’île
On place une hutte adjacente par la route ou la mer à une de nos huttes déjà présentes sur les îles.  Chaque route terrestre ou maritime comprend une valeur qu’on doit dépasser avec son dé si on veut l’emprunter pour placer une hutte.  Le placement d’une hutte rapporte des points de victoire et des ressources naturelles nécessaires à la construction de bâtiments.
2) Accueillir un homme ou une femme
On choisit un homme ou une femme dont la tuile se trouve sur un emplacement de valeur égale ou inférieure à la valeur du dé utilisé.  On le place sur un des emplacements libres (càd sans hutte) de son plateau individuel.  Pour avoir des emplacements libres, il faut faire l’action 1)!  Cette action est une action importante en début de jeu car les hommes et les femmes de votre tribu vont travailler en fin de tour en vous donnant un bonus non négligeable car il s’agit souvent d’une action supplémentaire d’un type défini sur la tuile homme/femme.   Sachant qu’on a droit à 3 actions par tour (on a 3 dés), une action en plus augmente votre puissance de 25%, pas mal quand même.
3) Envoyer un prêtre au temple
Cette action permet de gagner quelques bonus et PVs à chaque tour grâce à un système de majorité.
4) Construire un bâtiment
Au plus tôt dans le jeu on arrive à construire un bâtiment (grâce aux matières premières récoltées grâce à l’action 1)), au plus de PVs on gagnera.
5) Echanger
Cette action permet d’échanger des points de dés contre certains bonus.

Fin de tour
La fin de chaque tour est particulièrement importante puisque les joueurs vont pouvoir activer gratuitement 1 homme et 1 femme et recevoir son bonus, puis ils vont pouvoir acheter des bijoux apportant de nombreux PVs en fin de partie et enfin ils pourront réaliser une tâche.  Cette phase est vraiment importante car une tâche correspond à une condition à remplir sans aucune dépense comme par exemple avoir 4 hommes, posséder 2 bijoux d’un type particulier, avoir des huttes dans toutes les îles de l’archipel,… Chaque tâche remplie rapporte 6 points.  Autrement dit, sans rien faire du tout, on peut gagner 6 PVs à chaque tour à condition d’avoir le prérequis.  Ce sont des points non négligeables et qu’il est intéressant de gagner.  Evidemment, quelques fois il va falloir faire des choix entre la stratégie que vous avez décidé de suivre et la réalisation de ces tâches qui peuvent parfois être contradictoires.

Piment du jeu
Et c’est ça tout le piment du jeu.  Le nombre de façons de récolter des PVs est très impressionnant: huttes, bâtiments, tuiles dieu, tâches, bijoux, hommes, femmes, prêtres,…  Mais chaque façon d’en récolter donne un joli bonus si on a réussi à maintenir cette stratégie jusqu’au bout.  D’un autre côté, on peut être amené à se poser la question « le jeu en vaut-il la chandelle » de continuer jusqu’au bout l’une ou l’autre stratégie ou de basculer vers une stratégie mixte qui peut devenir plus intéressante.   En plus de vos stratégie(s), les choix des autres joueurs, vos propres tuiles tâches et la valeur de vos dés ainsi que celles des dés adverses vont être autant d’éléments qui vont influencer vos choix et vont vous rendre la vie dure.  Qui plus est, cerise sur le gâteau, vous serez amenés à récolter des tuiles et cartes dieu en cours de partie.  Celles-ci vous permettront entre autre de jouer des dés impossibles à jouer autrement ou d’augmenter la valeur de votre dé.  Ces dieux démultiplieront d’autant plus les possibilités et choix qui s’offriront à vous.

Au niveau reproches, je dirais que le jeu est tellement bien équilibré, les possibilités de points de victoires tellement variées que finalement, peu importe ce que l’on fait, on finira par engranger des points de manière équivalente. 

Mais ce reproche est minime par rapport à la richesse du jeu, de ses choix, de ses stratégies et de ses mécanismes.  Bora Bora est définitivement une des grosses claques de cette année. 

Nouvelle partie:

Je descends légèrement ma note d’un demi point car mes dernières parties ont confirmé ce que je craignais: la trop forte importance des tuiles tâches.  Comme elles peuvent rapporter beaucoup de points (6 à chaque tour et 18+6 à la fin du jeu) et tout ça sans rien dépenser (on reçoit les points automatiquement si on satisfait à leurs exigences comme avoir 3 hommes tatoués,…), elles sont très très intéressantes.

Cette importance non négligeable fait que nos actions vont être fortement influencées par ces tuiles.  On va constamment vouloir atteindre les différentes exigences de ses tuiles et par ce fait, nos choix seront limités, un peu trop à mon goût.  J’aimerais plus pouvoir choisir librement ma stratégie sans devoir la coller à ces tuiles tâches.  Et toutes mes parties l’ont confirmé: celui qui néglige ses tuiles tâches ne pourra pas prétendre à la victoire.

Mais ceci ne constitue pas non plus un défaut majeur.  On peut le comparer aux exigences de nourriture d’Agricola où nos choix devront tout de même satisfaire aux exigences de nourriture et on ne pourra pas faire n’importe quoi!  De plus, la place dans le tour de jeu est d’autant plus importante et la bataille pour l’ordre en devient plus intéressante ce qui donne un piment supplémentaire au jeu.

Second petit défaut, c’est qu’il semble que les différentes manières de gagner des bonus en fin de partie présentent tout de même des difficultés très différentes pour les atteindre à l’exception des tâches justement.  Mais bonne chance à celui qui arrivera à accueillir 12 hommes/femmes.  Je suis très curieux de voir si ça s’est déjà passé dans une partie et si celui qui a réussi cet exploit a gagné…

Bora Bora reste bien entendu un très bon jeux, où la réflexion est le maître mot.  Un jeu comme on les aime ici 🙂

________________

 

Philrey212:  9/10

Stefan Feld propose des jeux souvent dans les meilleurs. Et Bora Bora ne fait pas exception à la règle. Sa mécanique me fait un peu penser à Burgund mais en plus compliqué. En effet, on y retrouve la mécanique des dés mais qui offre beaucoup plus de choix.

Nos 3 dés nous permettent d’activer les actions. Au plus la valeur est grande au plus on profitera de l’action. On peut activer une action même si un dé (adverse ou pas) est déjà présent. Dans ce cas, il faudra que le nouveau dé ait une valeur inférieure au dé déjà placé sur l’action. On a donc un premier choix: un dé de valeur élevée pour bien profiter de l’action ou un dé de valeur faible afin de bloquer l’action.

Ajoutons à cela, des cartes qui aident à limiter un mauvais jet de dé.

La complexité (par rapport à Burgund) est non seulement lié aux dés (un de plus et deux rôles) mais également aux diverses possibilités à glaner des points de victoire (PV). Et on ne parvient jamais à tout faire. 😉

Bora Bora est donc une excellente surprise. Et le matériel plaira à plus d’un.

Nouvelle partie:

Je rejoins un peu l’avis de SwatSh en ce qui concerne les tuiles tâches mais cela n’enlève pas grand chose au plaisir ludique. Cela trace simplement une ligne de conduite. Cette ligne de conduite laisse néanmoins pas mal de liberté pour le reste. (étendre son territoire, achat avec les coquillages, majorité au temple, etc.)

Par contre, il est vrai que les bonus de fin de partie, exceptés les tâches, sont difficilement réalisables et ne rapportent pas plus de PV pour autant.

_________________

Thierry:    9/10

Le paradoxe avec Bora Bora, c’est qu’a priori, étant donné que vous vivez juste de la pêche et de coquillages sur une île (pas déserte mais presque), vous pourriez vous attendre à un jeu simple à l’image de votre vie emprunte de simplicité.  Et bien, pas du tout, Bora Bora est un fameux jeu avec une multitude d’actions et de paramètres à tenir compte, et donc d’un niveau de difficulté élevé. Fallait être fameusement malin pour vivre sur l’île de Bora Bora….

Comme toujours, découvrant les règles du jeu les minutes précédent la partie (merci à SwatSh d’ailleurs pour son sens pédagogique hors du commun – dis, t’aurais fait un bon prof), il n’est pas évident pour un tel jeu de voir quelle stratégie suivre.  Vu la complexité des choix, j’avais donc décidé pour ma part de négliger le placement de huttes sur les îles et de me concentrer sur les prêtres et les bâtiments.  Mauvais choix au final vu le rendement de ces huttes (qui rapportent des ressources bien nécessaires, des PV en cours de partie et aussi en fin de partie).

Autre enseignement, ne négligez pas les tuiles tâches qui au décompte s’avèrent également capitales.

Bora Bora est sans conteste un tout bon jeu de gestion que l’on a particulièrement apprécié chez Vin d’jeu.  Bravo à Stefan Feld pour cette nouvelle belle réussite.

__________________

Cindy:      9/10

Devenue addict à cause de Phil Rey me voilà à rédiger une première « critique ».

J’avoue que j’avais un réel a priori positif sur le jeu. Puisque c’est grâce Stefan Feld et Burgund que j’ai commencé à aimer les jeux.

Et Bora Bora ben c’est waoooouuuw!

A l’inverse de Thierry, j’ai axé ma « stratégie » sur les huttes et non sur les prêtes…. au final pas tout à fait un mauvais choix vu les PV récoltés en fin de partie.

Toutefois, il me semble que pour avoir une chance de gagner, il faut faire un dosage minutieux de plusieurs éléments. (Comme l’on fait Phil et Swatch pour qui c’était la seconde partie).

Les tuiles tâches ne sont certainement pas à négliger vu les PV que cela peut rapporter.

Le principe des dés est sympa car pour une fois, le fait qu’un adversaire place son dès sur une action, ne bloque pas celle-ci pour les autres.

Pas grand chose à dire de plus… Swatch a déjà tout ce qu’il y avait à dire

Du très beau matos et un tout bon jeu selon moi qui mérite vraiment une place de choix dans toute les armoires.

 

 

 

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par limp
Un beau et bon Feld
Tout est dit dans l'accroche de l'avis : ça respire le Feld, mais en plus c'est beau.

Si vous aimez les jeux de l'auteur, celui-ci fait partie du haut du panier de ses créations.

Si vous aimez, vous aimerez peut-être...

1 réponse

  1. framb dit :

    Bonjour,

    Si je puis me permettre, la première action supplémentaire augmente notre puissance de 33% (la deuxième, de 25%, etc.) 😉
    Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec vous, comme souvent d’ailleurs…
    Ludiquement,

    Framb

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