Himalaya
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Philrey212: 8,5 /10
Himalaya est un jeu de programmation où la chance intervient uniquement lors de la répartition des resources et des commandes sur le plateau. Il y a plusieurs variantes qui permettent de limiter cette chance.
Ce que j’apprécie particulièrement dans ce jeu:
+ La programmation des coups, simple et limpide (on oriente la tuile en laissant le chemin que l’on veut emprunter vers le haut)
+ L’interraction entre les joueurs (« Mais qu’est-ce qu’il va faire? Arriverai-je avant lui dans ce village pour piquer la dernière ressource? », « Mince, j’pensais pas qu’il ferait ça. M… le reste de mes coups ne servent plus à rien »)
+ La détermination du vainqueur (ce n’est pas une question de points mais d’influence. Le dernier est éliminé en commençant pas le religieux, puis le politique, puis l’économique. En bref, faut pas être dernier dans le premier calcul sinon …)
+ L’incertitude de notre programmation (voir interaction entre joueurs)
On peut reprocher:
– La répartition des ressources et des commandes peut favoriser le joueur qui se trouve justement au bon endroit (ou pas loin)
– Le matos pourrait être de meilleure qualité

Raf: 9/10
Voila un jeu plus ancien et toujours aussi bon. A vous de faire votre programmation en fonction de ce que vous avez besoin et en devinant ce que les autres pensent. Mon expérience a ce jeu par rapport a mes adversaires a été un gros avantage. Un jeu a posséder sans aucun doute!!

Benoit: 7,7/10
J’ai aimé Himalaya pour son rythme élevé (on a limité la programmation à 1min30), sa simplicité (même si on a du recommencer à cause d’une erreur de compréhension des règles) et l’observations des autres joueurs. Par contre, la programmation des 6 actions en tentant d’imaginer ce que feront les autres me fait penser au poker : il faut avoir du bol!

Vincent: 9/10
Notre société est toujours plus connectée, toujours plus moderne, toujours plus rapide et le monde ludique n’échappe pas à cette tendance. A rebours de cette évolution, cette petite chronique propos d’inverser les cours des horloges et de replonger dans les archives de Vin d’jeu pour dépoussiérer quelques pépites anciennes ; ce sera peut-être l’occasion pour les joueurs les plus aguerris de retrouver des fragrances et des parfums oubliés, tandis que les plus jeunes pourraient découvrir des vieux standards qu’ils avaient ratés !
Retour vers le futur
Himalaya, de Régis Bonnessée, est sorti en 2004 et il mérite assurément de ressortir de temps à autres du grenier (il a été sélectionné dans la liste des nominés pour le Spiel des Jahres en 2005) ; voilà quelques bonnes raisons de le retrouver et d’en refaire une petite partie (ou plusieurs)…

Yack a dit
Le thème est encore aujourd’hui « frais » et original. Il fallait oser la gageure, à l’époque : proposer aux joueurs de trimbaler des ruminants de 400 kilos sur les chemins escarpés de la chaîne himalayenne pour aller chercher du thé, du sel ou encore de l’or ! Et pourtant, ça fonctionne parfaitement : on va emmener nos yacks, de village en village, pour glaner les denrées de la région et permettre à notre tribu d’être la plus prospère !
Les jetons « yack », « stupa » et « délégation » sont vraiment chouettes et confortent l’atmosphère du jeu ; le matériel est de qualité [pour un jeu qui a fêté ses 20 printemps!].
Les principales mécaniques tiennent toujours la route (sic) ! Tout d’abord la programmation des déplacements de la caravane, dans la montagne… Il y a certes, parfois, un peu de hasard, mais ça colle au thème (on est quand même en train de crapahuter avec nos yacks sur les chemins de l’Himalaya !). On peut bluffer un peu, il faut observer les caravanes des autres tribus et on peut aussi choisir de parier sur l’avenir en s’éloignant des gains à très court terme. Il existe en outre quelques variantes qui permettent de limiter de hasard de la pioche, tant pour les denrées qui vont arriver que pour l’endroit où elles seront placées…

Je vous en prie : passez donc devant…
La mécanique de collecte des denrées est très astucieuse également ; on retrouve un peu de l’esprit ascétique de la région : les caravaniers ont la politesse de ne collecter qu’une ressource par visite dans les villages, et de surcroît celle qui a le moins de valeur (sauf les jours de marchés, qui sont rares dans la partie) ! On est fiers d’être respectueux des coutumes locales, surtout quand les petits copains sont passés avant nous dans les parages…
La mécanique de fin de partie, enfin, n’a pas pris une ride. Loin des traditionnels décomptes sur une échelle de points, elle oblige à avoir l’oeil partout (surtout à quatre joueurs et plus) : à la fin du jeu, on éliminera d’abord le caravanier qui a le moins d’influence religieuse, puis celui qui a le moins d’influence politique, tandis que la victoire finale se décidera entre les caravaniers restants, au plus grand cheptel de yacks… Il faudra vraiment être attentif à tout ce qui se passe dans les montagnes, car les majorités et les minorités évoluent vite, au gré des pérégrinations de chacun…
Petite cerise sur le gâteau : on pourra parfois ressentir la présence discrète du Yéti, qui peut alors bloquer la progression des caravanes dans les montagnes…
Certes, en son temps, quand on le ressortait très souvent, le jeu pouvait alors paraître un (tout petit peu) répétitif – il se joue en douze tours qui représentent une année -, mais la balade en vaut la chandelle et les décomptes intermédiaires, qui arrivent tous les quatre mois, rythment utilement la partie et offrent des bonus non négligeables quand on les obtient !
Ressortez donc les bestioles de l’étable, enfilez votre chuba et reprenez les chemins escarpés de l’Himalaya: l’air pur vous fera un bien fou ! Parole de yack !

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