Carnival of Sins
Auteur(s): Alex Noguès
Illustrateur(s): Vicente Cifuentes
Editeur(s): Actarus Editions
Distributeur(s): Asmodee France
Mécanisme(s): Bluff, Gestion de main de cartes, Jets de dés
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Oflentight : 9/10
Pendant l’été, rien de mieux qu’un jeu de dés qui rassemble, qui génère de la tension et qui est facile à expliquer. Carnival of Sins, créé par Alex Nogués, superbement illustré par Vicente Cifuentes et édité par Actarus Editions, est un jeu de bluff et de gestion de main qui nous pousse à jouer avec nos sept péchés capitaux pour créer le scénario parfait et remporter la partie. Entre tension, hasard et intuition, il faudra se glisser dans la tête des adversaires pour les faire tomber et vous hisser jusqu’à la victoire ! Avant de commencer à en parler, je dois vous avouer mon coup de cœur pour l’édition du jeu. Des illustrations magnifiques, des dorures sur les cartes, des détails visibles selon certains angles de vue et un duo de couleurs jouant entre ombre et lumière nous emmènent dans un jeu masqué, empli de mystère, où les intentions ne se dévoileront qu’au bon moment. L’énergie du jeu est déjà posée, grâce à sa boîte, à ses cartes et à ses dés ! Passons maintenant à ce qu’il y a dedans.

Sept.. Comme les péchés !
Dans Carnival of Sins, 2 à 5 joueurs vont incarner un personnage masqué dans un carnaval où ils devront récupérer les dés affichant la plus haute valeur à chaque manche. Le chiffre sept est omniprésent dans le jeu. On joue sept manches, chaque joueur reçoit les sept mêmes cartes représentant les péchés capitaux et le premier joueur, qui reçoit la carte Diablo, prend les sept dés et les lance. On peut alors commencer la première manche. Les sept dés sont tous différents : d4, d8, d20 etc., et un d6 blanc, spécial dans les règles du jeu.
À chacune des manches, chaque joueur devra essayer de récupérer un ou plusieurs dés. Chaque dé récupéré rapportera les points indiqués (par exemple, je récupère un dé affichant 12 à la première manche, je gagne alors 12 points). Pour récupérer ces dés, les joueurs choisissent secrètement une carte qui représente un péché capital. Le premier joueur commencera à appliquer l’effet de sa carte puis le joueur à sa gauche continue etc. Chaque carte permet d’influencer son choix de dés. Pour donner trois exemples :

- –> La gourmandise permet de récupérer le dé affichant la plus haute valeur.
- –> La luxure permet de prendre un dé impair et un dé pair. L’un de ces dés peut être choisi chez l’adversaire.
- –> La colère ne permet pas de prendre un dé mais de relancer n’importe quel dé (possible donc d’aller chez l’adversaire). Le nouveau résultat obtenu devient alors les points que donnera ce dé. (par exemple le dé affiche quinze points, je le relance et il devient trois, l’adversaire ne marquera alors que trois points)
Une fois le tour de table terminé, chaque joueur marque les points indiqués sur les dés récupérés. Le joueur qui a obtenu le plus faible score récupère la carte premier joueur pour la manche suivante et marque aussi les points du d6 blanc.
Il faudra donc, par la parole, influencer les adversaires sur leur choix de cartes, deviner ce que projettent vos voisins de table et bien choisir votre carte car, une fois celle-ci jouée, elle reste sur la table et ne pourra plus être jouée pour vous. Il ne vous restera donc six choix à la seconde manche, cinq à la troisième et… un choix à la dernière manche. À la fin de la septième manche, celui qui totalise le score le plus élevé remporte la partie et devient le “monarque du carnaval”.
Le jugement dernier de Carnival of Sins
Carnival of Sins est un petit coup de cœur de l’année. C’est un jeu familial qui mêle parfaitement bluff et gestion de main. Son édition soignée nous embarque dans ce jeu de dupes. Les dés peuvent ne donner que de mauvais résultats et pourtant garder un équilibre pour tous. Le choix entre faire peu de points pour handicaper ses adversaires ou parier sur une grosse récolte de points reste tendu jusqu’au bout de la dernière manche. On retrouve également cette tension dans l’attente d’une manche à haut score, plutôt que de privilégier les petits points tout au long de la partie. Il y a assez de choix dans le jeu pour se sentir joueur, assez d’informations pour bluffer ses adversaires et créer quelques alliances. Son édition est remarquable et rend curieux tous les joueurs. Certains scénarios semblent impossibles à imaginer et créent la surprise autour de la table. Au milieu de ce carnaval de sorties ludiques, Carnival of Sins brille par son édition mais continue de briller une fois le masque retiré, réveillant notre gourmandise et notre envie d’acheter un jeu de plus !

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