Opera Magna
Auteur(s): Stefano Castelli, Tommaso Battista
Illustrateur(s): Lara Ongis
Editeur(s): Ludus Magnus Studio
Mécanisme(s): Asymétrie construite, Construction de moteur, Déplacement d'ouvriers, Gestion de ressources
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Vers la campagne de financement express


SwatSh: 8,5/10
Opera Magna est le nouveau jeu de Tommaso Battista (Barrage, DEI) et de Stefano Castelli (Potion Explosion). Il sera prochainement porté en campagne expresse de financement participative par Ludus Magnus Studio (Runar, Black Rose Wars) et nous avons eu la chance d’en recevoir une copie en avant première.
Opera Magna est un jeu de construction de moteur et de transformation de ressources comme beaucoup d’autres. Vous allez dépenser des ressources pour en gagner d’autres qui vous permettront de gagner des PVs, des bonus et de construire des bâtiments vous apportant des réductions de ressources, des bonus divers et des PVs. Tout ce qu’il y a de plus classique dans les jeux de construction de moteur.

Les 3 cités
Opera Magna s’en distingue néanmoins par quelques particularités intéressantes. La première est la façon d’échanger des ressources. Le jeu comporte pas mal de petits plateaux à placer sur la table dont 3 plateaux cités (Anvers, Venise et Constantinople). Vous commencez chacun de vos 9 tours par déplacer un de vos ouvriers marchands sur une des 3 cités. Cette cité va indiquer les ressources que vous allez devoir dépenser et celles que vous pourrez récolter. Le truc excellent c’est que vous allez pouvoir influencer ce que coûte ou ce que rapporte chaque cité. Lorsque vous déplacez un de vos marchands dans une cité, vous devez choisir si vous le placez dans la section coût ou dans la section profit de cette dernière. Si vous le placez dans la section coût vous allez glisser une de vos cartes « échange » dans la section coût qui remplacera une ancienne carte de coût et donc modifiera le coût de l’action. Si vous le placez dans la section profit, vous allez modifier le bénéfice de l’action de la même manière.

Cette mécanique de modification des coûts et des bénéfices de chaque action est très bien faite car vous allez modifier les coûts ou les bénéfices selon ce qui vous arrange et ce qui arrangera moins les autres bien entendu. Les dents vont grincer 🙂
De plus, à la fin de chacun de vos tours, vous allez devoir choisir une nouvelle carte échange et en fonction des coûts et des bénéfices qu’elles proposent, les choix ne seront pas toujours évidents.

Les bâtiments
La gestion des bâtiments est également assez intéressante dans Opera Magna. Les cartes bâtiment proposent 2 côtés. Après avoir payé les ressources nécessaires pour les construire, vous devez choisir si vous voulez bénéficier de leur côté gauche ou droit (encore des choix :-)). Le côté gauche offre une réduction dans le coût des actions. Les ressources indiquées à gauche ne devront plus jamais être payées. Le côté droit va apporter différent bonus ou PVs. De plus, chaque encoche de votre plateau qui peut abriter un bâtiment vous offre également des avantages.

La Cathédrale de Florence ou l’Opera del Duomo
(voilà pourquoi Opera Magna 😉 )
Outre pour la construction des bâtiments, les ressources peuvent servir à construire la cathédrale Opera del Duomo à Florence. La cathédrale offre une façon assez simple de gagner des PVs et également une course entre joueuses car la première à participer à chaque emplacement obtiendra un bonus. Certains de ces bonus, dont notamment la possibilité de construire un bâtiment gratuitement, sont d’ailleurs très (trop?) intéressants.
La Grande Operette

Opera Magna est un jeu de construction de moteur où les joueurs vont payer des ressources pour les transformer et les dépenser dans une course aux bonus, aux PVs et à la construction de bâtiments leur permettant non seulement de construire leur moteur mais également de gagner des bonus et PVs supplémentaires. Le jeu offre la grande particularité que ce sont les joueurs qui vont influencer sur le coût et le bénéfice de chaque action et que tout ça va évoluer au fil de la partie rendant certains emplacements plus ou moins intéressants pour chacun selon leur stratégie et le moment dans la partie.
Opera Magna est agréable à jouer tout en restant dans le cadre des jeux à moteurs. Il va vous demander pas mal de réflexion, d’anticipation et de planification. Les derniers tours seront très longs et complexes tant il vous faudra tout anticiper pour optimiser au mieux ces tours si cruciaux à votre réussite. Et quoi de mieux de terminer votre visite au coeur de la Toscane par une petite dégustation de Chianti ou de Brunello di Montalcino :-)?

Thierry: 8/10
Rien à dire côté mécaniques de jeux, tout est très bien huilé, équilibré et ingénieux. Le schéma est en soi assez classique puisqu’il s’agit de se procurer des ressources, d’avancer sur leurs pistes respectives (4) en vue de monter en niveaux (3), de raffiner ces mêmes ressources et d’aller ensuite les offrir au prestigieux opéra de Florence (en fonction des niveaux atteints). La partie se joue en 9 tours (qui vont très vite au début, puis ça se complique…), chaque tour se terminant par une prise de cartes (bâtiments et/ou ressources). Le placement d’ouvrier dans les différentes villes est peut-être l’aspect le plus original et peut rapidement devenir un vrai casse-tête tant son karma est impactant 😉 … L’aspect très calculatoire de ce solide jeu m’a toutefois laissé un peu sur ma faim (côté interactif et ludique pas assez présent).

Vin d’jeu d’vidéo
L’explication des règles dégustées par SwatSh
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