• Boonlake - FICHE DE JEU
  • 4

Boonlake

Note moyenne
9.33
(3 notes)
Mise en place: 10' - Règles: 55' - Durée par joueur/euse: 60' - Meilleur score: 264
Catégorie: Expert
Age minimum: 14
Nombre de joueurs: de 1 à 4 joueurs
Nombre de joueurs conseillé: de , , , joueurs
Fabriqué en: Pays Bas
Langue: Français
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
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SwatSh: 9,5/10

Après La Baie des Marchands, Brazil et Glory (pour ne citer qu’eux), c’est au tour de Boonlake de se voir traduit par un des meilleurs éditeurs Français du moment: Super Meeple! Et on peut dire qu’ils ont le nez fin chez Super Meeple car Boonlake est une bombe! Il fait clairement partie des meilleurs jeux sortis lors du dernier salon d’Essen. Il a magistralement été réalisé par un des meilleurs auteurs de jeux experts du moment: Alexander Pfister, l’auteur de Great Western Trail (Vin d’jeu d’l’année catégorie Expert 2017), Expédition à Newdale ou Maracaibo (Vin d’jeu d’l’année catégorie Expert 2020) auquel Boonlake puise son inspiration.

Puerto Rico

La mécanique centrale de Boonlake est une mécanique de sélection d’action avec suivi un peu comme le pionnier en la matière: Puerto Rico! Un plateau présente les 7 tuiles action possibles du jeu. Chaque tuile présente une ou deux actions que peut réaliser le joueur actif suivies d’une ou deux actions que peuvent réaliser tous les (autres) joueurs (« autres » est mis entre parenthèses car certaines actions ne peuvent être suivies que par les autres joueurs et d’autres peuvent être suivies par les autres joueurs y compris le joueur actif).

A ce système est lié un système de rivière qui va donner un bonus « important » plus le joueur choisira une action haute dans la file.

Les actions

Les actions vous permettront de jouer des cartes, de gagner des ressources (habitants ou argent), de placer des tuiles en gagnant le bonus de l’emplacement où on les place, de placer des habitants sur les tuiles et de gagner le bonus éventuel de la tuile (ou de payer pour), de construire des bâtiments qui vont faire gagner des revenus réguliers en PVs et/ou en argent, de placer des vaches sur les prairies ou de payer pour construire un levier sur un des 12 emplacements de bonus de son plateau personnel (tout le monde a les mêmes). Ces leviers vont apporter des bonus que vous pourrez actionner une fois par manche. Ce sont essentiellement des réductions de coût, des gains de ressources et des actions alternatives qu’on peut exécuter à la place de l’action de suivi d’une action.

Il va y avoir pas mal d’interaction dans ces différentes actions et les joueuses vont se battre pour être les premières à placer des tuiles à certains endroits pour leur bonus, à placer une vache sur certaines tuiles, à placer un habitant sur d’autres ou à bénéficier de l’action principale avant une autre. J’ai néanmoins trouvé qu’elles n’étaient pas toutes bien équilibrées et certaines seront plus prisées que d’autres. De plus, il peut arriver que certaines deviennent obsolètes comme celle du placement de tuiles lorsque tous les emplacements sont pris. C’est dommage car on va retrouver ces actions tout en haut du plateau sans que personne ne veuille les réaliser.

Les cartes

La majorité des action vont permettre de jouer au moins une carte de votre main. Dans la continuité de Maracaibo et d’Expédition à Newdale, Boonlake comporte beaucoup de cartes (165 en tout) et ce sont ces cartes qui vont apporter beaucoup de fun et de variété au jeu. Ces cartes vont en effet apporter 3 types d’effets: des avantages immédiats, des avantages permanents et des points conditionnels supplémentaires en fin de partie. Et vous allez en jouer beaucoup en une partie (une quinzaine environ). Ces cartes vont quelques fois vous dépanner et vont vous orienter dans vos choix stratégiques. Vous les piocherez au hasard de la pioche commune mais ce ne sera pas dérangeant du tout car vous pourrez vous en servir comme ressource pour certaines actions en les défaussant sans en appliquer l’effet. Et comme vous piochez beaucoup de cartes en cours de partie, l’impact de cet hasard se minimisera et fera appel à vos choix tactiques et opportunistes quelques fois.

Les ressources

Bien que je sois de moins en moins amateur des mécanismes tournant autour des ressources à la Uwe, j’ai aussi bien aimé la gestion des ressources dans Boonlake. En fait il y a deux types de ressources dans Boonlake. Les ressources « classiques » sont les pièces, les cruches et les habitants qui se gagnent et se dépensent assez classiquement. Une troisième ressource qui n’en est pas une est les cartes. Les cartes se gagnent et peuvent être dépensées un peu comme des ressources.

Mais les ressources les plus sympas à gérer sont le bois, l’argile, la pierre et le fer. En fait, ce ne sont pas vraiment des ressources puisqu’elles ne se gagnent pas, ne sont pas produites et ne sont pas dépensées! 🙂 Ces ressources sont placées en 4 colonnes sur votre plateau personnel et il vous « suffit » de déplacer un de vos 2 bateaux au niveau de la colonne de la ressource pour considérer que vous l’avez. Il faudra bien gérer les déplacements de vos bateaux car ceux-ci coûtent et vous aurez intérêt à combiner vos dépenses de ressources pour minimiser ces déplacements. Tout ça est très très bon, rend vos choix plus difficiles et vous oblige à une optimisation constante de vos actions 😀

Lac de bonté

D’autres éléments viennent ajouter encore plus de profondeur au jeu comme les pistes de revenus en cartes et en sous ainsi que votre voyage sur la rivière dont la rapidité dépendra de la place des tuiles action choisies, qui vous apportera des bonus divers et qui va rythmer la partie puisque les manches et les phases de revenus se déclencheront en fonction de l’avancée des joueurs sur cette rivière. Ajoutez à ça un système d’objectifs personnels et communs et vous avez un jeu rafraichissant qui allie subtilement stratégie et tactique. J’ai trouvé dommage que la stratégie « vaches » soit si puissante vous obligeant à vous y investir ainsi que le déséquilibre et l’obsolescence de certaines tuiles action limitant les choix lors de la sélection d’action. Mais pour le reste, Boonlake est un tout tout bon Pfister qui démontre une nouvelle fois son savoir faire exemplaire pour réaliser des jeux experts innovants aux choix très variés, aux multiples stratégies et extrêmement plaisants à jouer.


PhilRey: 10/10

Boonlake rejoint Maracaibo dont il reprend … le déplacement de bateaux et les cartes.

Plein d’aspects intéressants dans Boonlake, et tous s’intègrent à merveille.

Tout d’abord, le choix des actions. Celle-ci se fait via une tuile choisie dans une « rivière ». La tuile choisie offre une action au joueur actif et offre une deuxième action (souvent) à tous les joueurs: j’adore! Même si on a déjà vu cela ailleurs, pas trop souvent il me semble, j’apprécie beaucoup ce système car il implique une petite dose d’interaction. En plus, le choix influence le déplacement de votre bateau sur la rivière, rivière qui offre de petits bonus qui peuvent s’avérer parfois importants. Enfin, la tuile Action choisie est déplacée en bas de la pile. Elle reste disponible pour le joueur suivant mais implique une perte de PVs.

A cause de ce déplacement de tuile, un certain cycle peut s’installer pour un joueur. Dans notre dernière partie, un joueur a souvent pris la tuile Exploration car elle était à chaque fois plus intéressante que les autres. Ce faisant, j’en fut privée toute la partie. La beauté du jeu, c’est qu’on s’adapte et on trouve d’autres choses à faire!

Ensuite, chacun peut Moderniser son plateau de jeu. Cela se fait via la sélection d’une tuile Action. De manière classique, cette « modernisation » permet d’obtenir des effets pouvant être utilisés une fois par manche. Mais elle est aussi une source de PVs en fin de partie, à condition d’en avoir développer un minimum. Ces PVs augmentent même à partir d’un deuxième palier.

Le dernier aspect, pour ne pas tous les citer, concerne les ressources. La production et le commerce fournissent les 4 ressources du jeu: l’argile, le bois, la pierre et le fer. Oui, avec les pièces cela fait cinq et non quatre. Mais pour ces quatre là, lorsque nécessaire (« acheter » une carte), il faut placer les bateaux correctement sous les ressources nécessaires. Chaque bateau fournit ainsi une ressource. De plus, chaque joueur démarre avec un site de production qu’il peut développer pour doubler la production. Et chaque joueur peut bien évidemment développer un nouveau site pour produire une des trois autres ressources.

Le déplacement de bateaux pour répondre aux besoins est gratuit dans un sens mais payant (en pièces) pour revenir en arrière (à contre-courant). Pas besoin avec cette mécanique de jongler avec les ressources

Il y a encore pas mal d’éléments intéressant dans Boonlake. Par exemple, comme dans Maracaïbo, le déplacement sur la rivière rythme la partie: plus vite un bateau atteint la fin de la rivière plus vite la fin de partie arrive (ou les décomptes intermédiaires)

Les objectif communs, choisis par les joueurs (enfin, chacun en choisit un parmi deux en début de partie) offre une bonne source de PVs, double même pour votre propre tuile Objectif.

J’ai également fait quelques parties Solo et j’apprécie assez bien l’automatisait. Il est en effet facile à prendre en main (n’exigeant pas d’incessants aller-retours dans les règles) et suit une logique cohérente pour pas mal d’actions. Il offre également plusieurs niveaux de difficulté supprimant des tuiles Solo « à double effet ».


Chaps: 8,5/10

Boonlake Alexander le grand Pfister. Bien heureux de poser le jeu sur la table. Au bilan une bonne pioche un Eurogame qui fait sens avec le thème, aux mécaniques, qui, si elles ont été déjà vues sont très bien mises en place assurant plaisir ludique et crescendo durant la partie.

L’effet crescendo est ce qui m’a le plus plu, au début on fait très peu de point et rapidement il y a une bascule, entre les cartes à bonus que l’on pose, les jetons ressources indispensables, les léviers, tout à coup les actions s’enchainent plus facilement et les revenus augmentent, une sensation ludique très agréable. Très vite dans ma partie j’ai pu fortement réduire le prix des léviers du coup j’en ai posé rapidement beaucoup et la machine étaient enclenchée, bien sympa.

Il y a les bienvenus objectifs qui orientent notre stratégie, bien évidemment les projets qu’il faudra faire en deuxième moitié de partie quand on sera devenu plus efficace et le sien est bien sûr indispensable avec ses 14 points de victoire, mais aussi les objectifs que l’on doit remplir à chaque scoring, tout cela organise notre partie nous oriente et si l’on optimise bien on passe donc un excellent moment à la table.

Mais j’ai hésité entre 8 et 8,5 et pas 8,5 et 9. Pourquoi ? Le hasard du tirage. Déjà le hasard des objectifs, le mien était de construire des villages quand une joueuse à côté devait poser des leviers. Je trouve qu’il y a un déséquilibre l’un n’est pas aussi facile que l’autre et comme on double les points de notre objectif ce n’est pas anodin.

Le hasard du tirage des cartes. Dès le début j’ai eu -3 pièces à payer pour les leviers, vu ce que cela rapporte j’ai fait beaucoup de leviers, c’était l’objectif de la joueuse si cela avait été le mien le hasard m’aurait bien favorisé. Enfin je n’ai pu la rattraper au score car elle a eu la chance de tirer beaucoup de statues en deuxième moitié de partie et a fait pas moins de 37 points avec quand je n’en ai eu qu’une. Je me battais pour scorer et à chaque tour elle posait une statue, 9 points, 10 points… très démotivant… Bon pour relativiser ce hasard le vainqueur n’a posé aucune statue. Donc ce n’est pas rédhibitoire mais c’est dommage que le hasard puisse amener ce genre de situation. Et ce hasard du tirage est aussi flagrant sur les cartes objectifs. Dans tous les jeux tirer des objectifs à PVs en fin de partie est toujours problématique si on a de la chance on tire un objectif que l’on est en train de faire sans le savoir si on n’a moins de chance… non… Pour moi il est toujours préjudiciable dans un jeu d’obtenir au hasard des PVs conditionnels en fin de partie.

Ce bémol n’est pas du tout rédhibitoire et je le répète je fut content de ma partie grâce à des mécaniques bien ficelées à la construction stratégique de son jeu et au crescendo. Je pense que le hasard est là pour simplifier le jeu, j’ai l’impression qu’Alexander Pfister simplifie ses jeux, nous verrons.



Vin d’jeu d’vidéos

L’explication des règles dégustées par Pardieu d’Expert Game Award


L’explication des règles dégustées par Chaps


Vin d’jeu d’music


Voici un vin de France assez étonnant et très fruité qu’on a bien apprécié et qui se marie bien à Boonlake grâce à son universalité

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Vin d'jeu
Avis et notes des lecteurs
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4 de réponses

  1. el grillo dit :

    J’ai trouvé le jeu très indigeste, totalement fourre tout. Des actions permanentes, activées par les autres joueurs, des cartes à lecture incessante (on en pioche tout le temps et faut décrypter en permanence), un tableau de bonus beaucoup trop fourni, des bonus fin de manche ridicules , bref je n’ai pas passé l’écueil de la première partie qui était très très laborieuse même à 3. Autant j’avais été surpris par GWT mais j’avais été creuser, et j’avais bien fait, autant là j’ai pas du tout envie.

  2. KoRnelius dit :

    @Phoebus77: hello, si vous trouvez qq1 qui l’a, essayez Boonlake. Comme Cloudage ou HongKong, il fait parti des Pfister pas « évident » dès la première partie contrairement à Mombasa ou Western Train (qui restent, avouons le, ses meilleurs ^^) mais valent la peine en y jouant réellement, mais au moins 2 parties ^^

  3. Phoebus77 dit :

    Je ne peux qu’être intrigué par la dernière sortie d’un jeu de Pfister, tant cet auteur est incroyable…. Mombasa, Isle of skye, Great Western et Maracaibo sont dans ma ludothèque. Mais pour autant certains de ces jeux m’ont laissé froid, comme blackout Honk Kong ou Cloudage. Celui-ci ne m’attire pas non plus…le thème, le visuel (ces cartes au design puéril), le côté un peu fourre tout qui fait que je ne vois pas bien la cohérence des actions…J’ai regardé une partie complète sur YouTube et au final je n’ai pas été convaincu. Est-ce une des raisons de sa non nomination au Diamant d’or?

  4. juju dit :

    Hello!! Je ne suis pas d’accord sur l’obligation de jouer les vaches, c’est important mais autant que les colonies. Et sinon la tuile qui semblerait moins servir une fois le plateau plein c’est surtout vrai à 4 mais sinon elle offre toujours un upgrade ultra important à ce stade du jeu surtout si la tuile nuit l’offrant aussi est tout en bas à moins 2 points de victoire… enfin ce n’est que mon avis! Bon jeu à tous^^

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