Wild World
Auteur(s): Åsmund Svensson, Eilif Svensson, Viljar Opdal Svensson
Illustrateur(s): Eirik Belaska
Editeur(s): Chilifox Games
Mécanisme(s): Asymétrie de départ, Combat, Gestion de main de cartes, Gestion de ressources, Placement d'ouvriers
Contient du plastique
Soumettre votre avis | |


SwatSh: 7,5/10
Après l’excellent Wildscape, Wild World est le second jeu auquel nous avons eu la chance de jouer en avant première du prochain salon d’Essen. Wild World est la prochaine grosse sortie de Chilifox Games qui ont déjà sortis de très chouettes jeux comme Fortune of Scoundrel Bay ou Come Together.
Dans Wild World, nous allons recruter des monstres qui vont nous aider à vaincre d’autres monstres. Pour les vaincre, pas de jets de dés ni de pioche de cartes, juste une comparaison des forces inscrites et connues à l’avance. Les règles empêchent d’ailleurs d’attaquer un monstre si on n’en sort pas victorieuse.

Il s’agit d’un jeu de placement d’ouvriers. Chacun à son tour va, en plus de réaliser un nombre indéfini d’actions gratuites, soit attaquer un monstre soit placer un de ses ouvriers (3 en début de partie) sur une case d’action. Quand on place un ouvrier, on va exécuter une des 2 actions principales et une ou deux actions optionnelles. Il y a 10 emplacements d’action différents et chacun se décline en 3 emplacements de plus en plus chers (il vaudra payer des sous à ceux qui s’y sont placés avant). Les actions principales vont permettre de gagner des ressources ou de grimper sur une échelle tandis que les actions optionnelles vont permettre de gagner des cartes, de nombreuses cartes. Ces cartes, ainsi que les ressources aussi d’ailleurs, sont essentielles car elles vont permettre de battre les monstres, de gagner des ressources et de grapiller PVs et multiples bonus.

Chaque joueuse commence avec un plateau personnel asymétrique sur lequel on va assigner 5 monstres piochés au semi hasard parmi un paquet d’une cinquantaine de cartes spécifiques à chaque plateau joueuse. Ces monstres, une fois battus, vont apporter des avantages spécifiques à chacune: des avantages permanents, des nouveaux ouvriers, des fains immédiats et des PVs conditionnels en fin de partie. Tout cela va encourager les joueuses à suivre des voies stratégiques légèrement différentes même si, au final, il faudra battre un maximum de monstres et glisser un maximum de cartes sur son plateau pour l’emporter 😉
Wild World est un jeu bien agréable dans lequel on reconnait la patte des Svensson toujours très doués pour sortir des sentiers battus et apporter quelque chose de différent. Même si au fond, Wild World est assez conventionnel dans ses mécaniques de pose d’ouvriers de récolte et de dépense de ressources, les différents mélanges stratégiques qu’il propose grâce aux nombreuses cartes monstres donnent envie d’y revenir. Le jeu est entouré d’un thème original pour ce type de jeu et bien imprégné dans les mécanismes. Le jeu manque légèrement de tension tant les ressources sont toujours à portée de main et l’interaction assez faible. On arrive donc quasi au maximum des possibilités à la fin d’une partie en ayant battu un maximum de monstres et en ayant glissé un maximum de cartes sur son plateau. Ce seront des petits détails qui feront la différence tant les joueurs se disputeront la victoire dans un mouchoir de poche. Wild World c’est Svensson au pays des monstres!

PhilRey: 8,5/10
Eilif n’est plus un novice dans le secteur des jeux de société. Il joue dans toutes les catégories de jeux avec par exemple Doodle City (un de ses premiers), Trails of Tucana et Riverside pour les jeux plus familiaux. Également Capital Lux, Bad Company et Spectacular en jeux initiés. Enfin The Magnificent, Revive et Saltfjord en jeux plus experts (ou semi-experts).
Depuis 2014, cela fait 20 à 25 jeux à son actif!
Son frère, Åsmund, est aussi actif quoi qu’il ait démarré plus tard. Il est souvent associé à Eilif d’ailleurs. Et on ne s’en plaint pas!

Pour compléter les auteurs de Wild World, on retrouve pour la première fois un tout jeune auteur, Viljar Opdal, le fils d’Åsmund. Voilà la relève assurée!
Cette année, la nouveauté est Wild World. Je le classerais en jeu initié tellement il est fluide et pour sa longueur. Il approche aussi un peu l’expert de par la réflexion qu’il exige: placement d’ouvrier sur des emplacements qui coûtent plus chers aux suivants, des cartes à usage multiple et des objectifs variables et individuels à chaque joueur.

J’ai beaucoup apprécié Wild World principalement pour son accessibilité. Les règles sont assez faciles à assimiler et on est vite à l’aise.
Il n’y a pas non plus 40 ressources à gérer: l’or (la principale), les cristaux (la seconde) et les jetons « Evolve » utiles pour vaincre les monstres.
Il y a plusieurs moyens de marquer des points de victoire, mais pas une salade de points: les monstres, les cartes jouées à 2 endroits (Régions de « voyage » et section « Home »).
Le dernier élément intéressant est le fait de pouvoir passer. Cette « action » oblige le joueur à libérer un emplacement d’action et permet de gagner quelques bonus. Passer permet d’encore jouer aux tours suivants, sauf si tous les joueurs ont passé au moins une fois. C’est pas mal trouvé et cela change du classique « passer » qui met fin au tour du joueur.
Bref, Wild World est une bonne pioche!

Vin d’jeu d’vidéo
Le résumé, l’explication des règles et la dégustation du jeu par SwatSh
Submit your review | |















