Queen Alice
Auteur(s): David Heras Pino, Hector Carrion Benavent
Illustrateur(s): Amelia Sales
Editeur(s): Combo Games
Mécanisme(s): Asymétrie construite, Deckbuilding, Déplacement d'ouvriers, Echelles, Gestion de ressources, Multiples bonus, Objectifs communs
Contient du plastique
Soumettre votre avis | |


SwatSh : 10/10
Allez hop, mon premier 10/10 de cette année ludique 2026-2027 ! Quelle claque cette Queen Alice 😃 ! Passons tout de suite les sempiternels défauts des eurogames : son thème plaqué et son interaction limitée. Alors oui … oui … oui c’est vrai, mais quand même, il y a de l’interaction et le thème, bah on le voit partout avec le Alice, le jeu d’échec, Monsieur Chapeau, le jeu de cartes, le lièvre, les jumeaux,…
Mais les mécaniques quoi ! Waouw ! D’abord la mécanique centrale du jeu : le jeu d’échec !!! Queen Alice est un jeu de deckbuilding et, à son tour, on va jouer 2 cartes, une carte pour son effet de défausse et une pour ses effets d’activation parmi lesquels : déplacer une pièce précise de l’échiquier selon les règles du jeu d’échec et réaliser l’action de sa case d’arrivée !!! Si la pièce déplacée arrive sur une case d’une pièce adverse, la joueuse capture la pièce, prend le bonus de capture et place la pièce dans sa prison (la ref au monopoly s’arrête là 😉 ). Déjà ça, c’est succulent. Lorsqu’on va déplacer sa pièce d’échec et on va éviter d’offrir une ouverture à son adversaire pour capturer une des pièces ce qui va augmenter la tension sur les choix assez savoureusement 😊

Enfin, la case d’arrivée de la pièce va déterminer le bonus qu’on va recevoir ainsi que l’action qu’on va réaliser. Il y a 4 grandes actions possibles dans Queen Alice et toutes, selon des mécaniques différentes vont apporter différents bonus, des PVs ainsi que la possibilité de faire avancer Alice le long de sa piste à la couronne. Les bonus seront néanmoins différents en fonction des actions : une action permettra de gagner des capacités permanentes, une autre de gagner de nouvelles cartes action plus puissantes, une autre de plus facilement gérer ses ressources et une dernière de gagner des bonus et PVs plus puissants que les autres actions. Tout cela est évidemment très bien équilibré.

Mais le truc incroyable dans Queen Alice est que le jeu joue sur les 2 Alices : la blanche et la rouge ! Chacune des 4 actions principales est subdivisée en 2 : les emplacements d’action pour l’Alice blanche et ceux pour la rouge ! Et quand on déplace sa pièce d’échec sur une case d’action, on va regarder si on déplace une pièce rouge ou une pièce blanche. Si on déplace une pièce rouge, on jouera l’action rouge et la blanche si on déplace une blanche ! Et, évidemment, une fois qu’on s’est lancé dans une couleur, autant continuer à la soutenir jusqu’au bout pour optimiser les bénéfices qu’on en tirera. Mais pire, le rouge ne va pas sans le blanc et vice et versa 😊 Laissez-moi vous expliquer 😊
Il y a seulement 3 ressources dans Queen Alice, et encore, 2 essentielles et 1 accessoire. La gestion des ressources n’est d’ailleurs pas du tout le centre névralgique du jeu même si le jeu est tendu et l’optimisation de celles-ci bien nécessaire ! Bref, 2 ressources principales : les gâteaux aux fraises et les tartines au beurre. Les gâteaux aux fraises vont servir à soutenir l’Alice rouge tandis que les tartines au beurre serviront à l’Alice blanche. Mais attention, dépenser des gâteaux aux fraises pour soutenir l’Alice rouge vous rapportera des tartines au beurre et dépenser des tartines au beurre pour soutenir l’Alice blanche vous rapportera des gâteaux aux fraises !!! Je vous laisse dépatouiller tout ce schmilblick 😉 mais, en conclusion : l’une ne va pas sans l’autre et si vous voulez soutenir l’Alice rouge, il vous faudra aussi soutenir l’Alice blanche et vice et versa. Fabuleux !

Queen Alice est un tout gros coup de cœur de cette rentrée ludique. Sous ses allures d’eurogame classique et sous un thème léger mais admirablement représenté dans le matériel et les mécaniques, le jeu séduit par des mécaniques innovantes et étonnantes. Sa mécanique de jeu d’échec avec ses prises de pions et sa propension à décider de l’action à réaliser est tout bonnement incroyable. Ajoutez à ça la dualité entre les 2 Alices, la blanche et la rouge, représentées dans toutes les actions du jeu obligeant les joueurs à choisir leur côté tout en devant faire face à leur propre dualité et trahir la couleur soutenue en soutenant, malgré eux, l’autre est un bijou d’inventivité. Et même si on aurait aimé plus de capacités asymétriques différentes, ne boudons pas notre plaisir et apprécions ce bluni (bijou ludique non identifié) 😊 à sa juste valeur, celle de son couronnement !

PhilRey : 10/10
Quelle claque ce jeu!
Il est en même temps classique et innovant.
Classique car les actions se font sur différentes parties du plateau central, un peu comme des mini-jeux.
Innovant par la partie d’échec qui est centrale à la sélection d’action.

Il y a tellement à dire que je vais tâcher de décrire ce qui m’a le plus séduit.
D’abord, ce mini-plateau d’échec avec des pions rouges et des pions blancs. Pions qui n’appartiennent à aucun joueurs mais bien à tous. En effet, nos cartes indiquent la pièce et la couleur à déplacer! C’est vraiment bluffant!
De plus, comme aux Échecs, les pièces rouges peuvent capturer les pièces blanches et inversément.
Pour suivre, les cartes. On en joue une d’abord pour recevoir son bonus de défausse. Puis on en joue une deuxième pour la sélection de la pièce et pour son bonus d’ « activation ». On pourra évidemment aller chercher d’autres cartes, plus puissantes. C’est le principe deck building, sauf que la carte arrive en main en non dans la défausse, comme souvent.
Chaque couleur (rouge et blanche) ont une reine mais pas sur le plateau d’échec mais chacune sur une piste. Ces deux pistes se rejoignent en fin de course. Ces reines vont atteindre des paliers qui donnent des points de victoires immédiats mais éventuellement en fin de partie.

Ces paliers sont la principale source de points de victoire et ne sont certes pas à négliger.
Dans notre partie à 2 joueurs, la reine rouge est montée assez vite pour atteindre la dernière case. Les 2 paliers ont ainsi été doublés. Et un joueur a bien joué pour se développer dans ces deux paliers.
Il faudrait maintenant voir dans une configuration à 3 joueurs si la « balance » ne serait pas déséquilibrée.
Il y a beaucoup encore à dire sur Queen Alice, trop pour une seule critique. Cependant, j’en retiens que du bon avec de nouveaux éléments intéressants, des éléments qui s’entrecroisent, une nécessité à jouer aussi bien les rouges que les blancs.
Un vrai jeu expert qui offre quelque chose de neuf!

Vin d’jeu d’vidéo
Le résumé, l’explication des règles et la dégustation du jeu par SwatSh
Submit your review | |


















