Shadow House : Mascarade
Auteur(s): Pesu Nabeno
Illustrateur(s): Gingerbread Dim
Editeur(s): Blue Orange
Mécanisme(s): Bluff, Gestion de main de cartes, Rôles cachés
Soumettre votre avis | |


Oftenlight : 8/10
Lors d’un repas entre aristocrates, un cri de terreur met fin aux festivités : le Vicomte Shadow est mort et le coupable est forcément parmi nous. Shadow House : Mascarade est un jeu à identité secrète de Pesu Nabuso, illustré par Gingerbread Dim et édité par Blue Orange. Ce jeu mêle Love Letter et Soupçons, deux jeux qui ont réussi à trouver une place dans ma ludothèque. Celui-ci ne déroge pas à la règle.
Au début de la partie, chaque joueur reçoit quatre cartes. La personne qui a reçu la carte « Premier sur place » pose celle-ci devant elle et la partie peut commencer.
Les règles du jeu se résument en deux phrases : à son tour, un joueur joue une de ses cartes et effectue son effet. Si un joueur ne possède plus que la carte « Coupable », alors il la joue et remporte la manche.
C’est tout ? Oui, car tout le sel du jeu se trouve dans les effets des cartes. Forcer des échanges et voir la carte « Coupable » changer de main, deviner qui est le coupable pour remporter la manche, devenir le complice du coupable afin de gagner avec lui… Une diversité de cartes qui permet de créer des stratégies et de renverser le cours de la partie.

Comme dans Soupçons, les premières parties peuvent sembler hasardeuses. On cherche l’utilité de certaines cartes, on essaie de comprendre les différentes possibilités et de trouver des solutions. Puis, après une ou deux manches, le jeu se dévoile. De petites stratégies apparaissent et peuvent complètement changer le cours d’une partie. On passe alors à un jeu d’alliances et de trahisons presque digne d’un Loup-Garou autour de la table.
Comme dans Love Letter, le jeu ne s’arrête pas à une seule manche, mais se joue en plusieurs manches. Le premier joueur à atteindre cinq points remporte la partie. Cela génère davantage de tension, ou du moins d’attention particulière autour du joueur qui possède le plus de points de victoire. Les alliés d’aujourd’hui seront les ennemis de demain !
Mais Shadow House semble aller plus loin, notamment grâce à des effets de cartes plus variés et à un deck plus important, offrant davantage de rejouabilité. Il va également plus loin dans son système d’attribution des points. Si le coupable gagne, il récupère deux points, tout comme les joueurs qui ont joué une carte « Complice ». Si le coupable est démasqué, les « gentils » gagnent tous un point et la personne qui l’a deviné en gagne deux. Enfin, une carte permet de révéler au hasard une carte chez un adversaire et de gagner trois points si celle-ci est la carte « Coupable ». Autant de possibilités qui apportent quelques choix stratégiques supplémentaires et permettent au jeu d’aller plus loin que les deux titres cités précédemment.
On peut toutefois regretter une mise en place un poil longue entre chaque manche, puisqu’il faut reconstruire le deck de cartes. Cela permet de débriefer, mais peut aussi parfois faire redescendre la pression.
On peut très vite comparer Shadow House à des jeux que l’on connaît déjà. Pourtant, je ne peux m’empêcher de le trouver plus abouti que Soupçons, tout en proposant une autre forme de profondeur que Love Letter. Le tout en maintenant un principe important : des règles simples et des cartes qui offrent une véritable liberté. Finalement, Shadow House ne réinvente rien. Mais il a le mérite de renouveler ma ludothèque dans ce type de jeu et, comme Soupçons et Love Letter, d’être terriblement addictif.

Submit your review | |


















