Flip 7 – Vengeance
Auteur(s): Alyssa Swatek, Eric Olsen
Illustrateur(s): O'Neil Mabile
Editeur(s): Catch Up Games
Mécanisme(s): Dans ta face, Jeu d'ambiance, Stop ou Encore
Soumettre votre avis | |

Jika 9/10
Flip 7, sorti en 2025, a été un succès à la fois commercial et d’estime : BGA Awards – Meilleur jeu grand public, Prix Jokers – jeu d’ambiance, nominations au Spiel des Jahres et à l’As d’Or…
Cette fois, on ne joue plus entre amis… Après le succès de Flip 7, voici donc Flip 7 Vengeance, une suite qui reprend le principe ultra-simple de son aîné — du stop ou encore, des cartes à révéler et cette éternelle question : « Je m’arrête maintenant ou je tente encore une carte ? ».
Pour ceux qui auraient réussi à passer à côté du premier opus, le principe est d’une simplicité désarmante : à votre tour, vous piochez une carte et tentez de constituer devant vous une série de chiffres différents. Plus vous accumulez de cartes, plus vous marquez de points… mais plus vous risquez de tomber sur un doublon et de tout perdre.
Cette mécanique de « stop ou encore » n’est évidemment pas nouvelle et nombre de jeux fonctionnent de la même manière ou l’intègrent dans des systèmes plus complexes (pour n’en citer qu’un : Diamant, Can’t stop Belcastel sur la Planche des Pirates du Six qui Prend à Port Royal) ; et pourtant Flip 7, peut-être par sa pureté, a trouvé sa place et est devenu à mon avis un classique du genre.
Pour les vrais-vrais fans, je vous convie à une lecture (en anglais) ici, avec un résumé en français là.
Flip 7 Vengeance conserve évidemment cette mécanique de prise de risque, avec notamment l’objectif de parvenir à révéler sept chiffres différents pour déclencher le fameux Flip 7 et donc le fameux bonus. Le jeu reste donc immédiatement accessible et peut être expliqué en moins de deux minutes.
Vengeance diffère cependant assez fortement du premier opus, intégrant un certain nombre de cartes agressives qui augmentent considérablement l’interaction.
Les nouvelles cartes permettent notamment de voler une carte à un adversaire, d’en échanger, d’en faire défausser ou encore de lui imposer de nouvelles pioches. Et surtout, surtout, même un joueur qui a déjà décidé de s’arrêter peut donc continuer à être ciblé.

Et c’est précisément ce qui change énormément la dynamique.
Le premier Flip 7 était principalement un duel contre soi-même : « Est-ce que je prends le risque de piocher ? »
Vengeance ajoute une deuxième question : « Et si je ne pioche pas… est-ce que quelqu’un va venir me faire les poches ? »
C’est, à mes yeux, la vraie réussite de cette suite.
Flip 7 pouvait parfois donner l’impression que chacun jouait un peu dans son coin. Certes, les cartes spéciales apportaient quelques interactions, mais l’essentiel du jeu consistait à gérer son propre niveau de prise de risque.
Ici, on surveille constamment les autres : qui est en tête ? Qui possède une grosse carte ? Qui vient de s’arrêter avec une magnifique combinaison ? Qui est à deux doigts de réaliser son Flip 7 ?
Et surtout…
Qui mérite de s o u f f r i r ?
J’ai beaucoup joué au premier Flip 7 car c’est un jeu facilement transportable, hyper accessible et fun, avec des règles simples et une mise en place immédiate : hélas, je n’y rejouerai probablement plus jamais… Car Flip 7 – Vengeance, c’est le même excellent petit jeu qui en garde toutes les qualités, mais ajoute une interaction très bienvenue avec une dose de méchanceté parfaitement proportionnée.
Submit your review | |



















