Near: L’Echo des Civilisations
Auteur(s): Matthieu Podevin
Illustrateur(s): Anthony Wolff
Editeur(s): La boite de jeu
Distributeur(s): Blackrock Games
Mécanisme(s): Asymétrie, Choix d'action, Combat, Echelles, Gestion de main de cartes, Gestion de ressources, Majorité, Objectifs communs
Contient du plastique
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SwatSh: 9/10
Il n’y a pas à dire, La Boite de Jeu (Danger, Insurrection, From the Moon,…) frappe très fort avec Near L’Echo des Civilisations qui est assurément, avec (au moins) l’excellent Chronocritters, l’un de nos tout gros coups de coeur des sorties d’Essen de cette année qui s’annoncent d’ores et déjà plus qu’excellentes!
Le nom du jeu, Near L’Echo des Civilisations, illustre bien le thème du jeu même si on l’oublie vite. Alors oui, on va construire des bâtiments, des routes et des armées qui vont détruire les bâtiments adverses mais c’est à peu près tout. On fait pas trop attention au nom des cartes et on ne se sent pas du tout gérer une population, ses frontères, sa culture et ses merveilles. Pire, on va même déplacer ses bâtiments ce qui est assez incongru vous en conviendrez.
Même si l’absence de thème fort peut un peu chagriner, le reste du jeu est juste incroyable. Near l’Echo des Civilisations se subdivise en 3 manches chacune divisée en 4 phases d’action durant lesquelles, chacun, à son tour, va pouvoir jouer 2 cartes puis piocher 2 cartes de telle sorte qu’on jouera 24 cartes en tout.

Une carte se joue face visible pour en appliquer son effet ou face cachée pour construire le bâtiment correspondant à sa couleur (5 couleurs de bâtiment, 5 couleurs de carte). Construire un bâtiment ne coûte rien et rapporte beaucoup: des ressources et autres petits bonus. Jouer une carte face visible est moins facile car on doit satisfaire à ses exigences pour pouvoir la jouer mais rapporte encore plus! On va donc optimiser la construction de ses bâtiments pour pouvoir jouer un maximum de cartes, surtout que ces cartes sont généralement hyper puissantes ce qui va bien déménager et façonner des parties souvent fort différentes. Il n’y a pas à dire, une bonne partie du plaisir du jeu réside dans les multiples effets de ses cartes et de la façon dont elles vont orienter votre jeu. Mais il faut reconnaitre que certaines d’entre elles sont un peu déséquilibrées sans pour autant gêner outre mesure. A nous à les repérer parmi les cartes disponibles et à les prendre avant nos adversaires (même si la pioche aléatoire joue un rôle également).

Le reste du jeu est sympa également avec un plateau central modulaire sur lequel les joueuses vont se disputer les emplacements et les bonus et un plateau annexe sur lequel on va pouvoir suivre la progression du jeu, ses événements et les PVs à gagner. On va y déposer des jetons à sa couleur à chaque fois qu’on jouera une carte face visible ou sous l’effet de certaines cartes. Ces jetons joueurs vont permettre de gagner des bonus et participeront à un concours de majorité pour remporte des PVs de fin de manche. De plus, un peu comme dans Barrage, Nucleum ou Terra Mystica, à la fin de chaque manche, on va pouvoir récupérer des PVs si on a la majorité sur certains critères (modulables à chaque partie). Enfin, 3 fois durant la partie, un événement négatif viendra mettre des bâtons dans les roues, à vous à les anticiper ou à vous en prémunir.
Enfin, en fin de partie, vous allez gagner 5 fois (une fois par couleur de carte) des PVs conditionnels à condition que vous ayez joué 3 cartes de la couleur correspondante. Ces PVs vont bien orienter la partie et il est très (trop?) intéressant de jouer 3 cartes de chaque couleur pour en profiter un max. Bon, jouer 3 cartes de chaque couleur me semble quasi impossible mais 3 cartes dans 4 des 5 couleurs est tout à fait possible et gage de prétention à la victoire. Sans ça, il est quasi impossible de l’emporter. Surtout que les points accordés dans chacune des couleurs sont assez génériques et donc, pas très difficiles à obtenir. Cela va scripter un peu vos parties mais Matthieu Podevin, son auteur, a tout prévu 😉 Le plateau des PVs est recto verso et, à son verso, il propose une version plus experte encore dans laquelle les PVs à obtenir dans chaque couleur sont beaucoup plus difficiles à gagner. Il faudra encore plus s’orienter dans cette version. Mais ne gâchons pas notre plaisir, déjà dans sa version de base (sa version salade de points 😉 ) Near L’Echo des Civilisations est très plaisant surtout grâce aux différents effets de ses cartes et la façon dont elles vont orienter vos parties.

On pourra également regretter un matériel un peu pauvre et des plateaux personnels simple couche ne facilitant pas la manipulation des différents bâtiments et échelles. L’iconographie n’est pas non plus des plus claires et il arrive fréquemment que les novices, en fin de parties, n’aient toujours pas compris certaines icones.

Near L’Echo des Civilisations est une belle claque ludique. Et même si on peut regretter des parties un peu trop dirigées par une salade de points, un matériel un peu pauvre et des effets de cartes pas toujours hyper bien équilibrés, le jeu est très plaisant surtout dans son jeu de la carte et de ses effets. Au début du jeu on se laisse un peu porter par ses particularités asymétriques ainsi que par les pouvoirs de ses premières cartes mais au fur et à mesure de son avancement, choisir les bonnes cartes à prendre et à jouer va devenir de plus en plus crucial ainsi que l’optimisation de leurs effets. Ces effets, tant variés que puissants, vont façonner vos parties et en assurer une jolie rejouabilité.

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Bonjour, il y a un comparatif qui me semble évident et que pourtant vous n’avez pas évoqué, celui d’avec Deus. Qu’en est-il ?
Bonjour Hagrael,
Pour moi, Near n’est pas comparable avec Deus. Deus est un jeu beaucoup plus simple basé sur des combos ce qui n’est pas le cas pour Near.
Santé et amuse-toi bien