Nemesis: Retaliation

Note moyenne
8
(1 note)
Partie: 180'
Année:
Auteur(s):
Editeur(s):
Distributeur(s):
Mécanisme(s): , , ,
Contient du plastique
Catégorie: Expert
Age minimum: 14
Nombre de joueurs: de 1 à 5 joueurs
Nombre de joueurs conseillé: de , , , , joueurs
Langue: Français
Note moyenne des lecteurs : pas encore de note !
-.--
pub pub pub pub
Soumettre votre avis
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
6
7
8
9
10
Soumettre
     
Annuler

Soumettre votre propre avis


SwatSh: 8/10

Nemesis Rataliation est le dernier jeu autonome de la gamme Nemesis.

Retaliation reprend l’ADN du Nemesis d’origine: tension, paranoïa, décisions impossibles, mais le transpose dans une fantaisie militaire. Fini l’équipage fragile qui se réveille dans un vaisseau infesté. Ici, on débarque armé jusqu’aux dents, prêt à “nettoyer” un nid alien comme si on avait enfin repris le contrôle de la situation.

Et c’est là que le jeu est malin : il vous laisse croire que vous êtes fort. Il vous laisse croire que cette fois, vous êtes le chasseur. Puis il vous rappelle, avec une brutalité délicieuse, que dans Nemesis… on n’est jamais vraiment en contrôle.

Là où l’original jouait sur la vulnérabilité et la survie, Retaliation joue sur la fausse confiance. Et cette inversion du sentiment de puissance change profondément l’expérience.

Un sentiment d’être enfin armé

Retaliation commence fort : armes, grenades, medkits, gadgets, robot de soutien… On se sent prêt à tout. On avance vite, on explore, on prend des risques. Et c’est précisément ce que le jeu veut : vous pousser à l’excès de confiance. Parce que quand la punition tombe: manque de munition, couloirs en feu, essaim qui déboulent, elle tombe plus fort que dans l’origine. Le jeu vous a laissé monter, juste pour mieux vous faire redescendre.

Un Nemesis plus agressif, plus mobile, plus oppressant

Là où Nemesis reposait beaucoup sur le bruit et les apparitions aléatoires, Retaliation propose une menace plus structurée, plus oppressante, plus organisée. Les aliens ne sont plus seulement des obstacles : ce sont des prédateurs qui vous encerclent, vous poursuivent, vous coincent. Le jeu devient un ballet de décisions rapides, de couloirs à sécuriser, de pièces à renforcer, de timing à gérer. On n’est plus dans la fuite permanente : on est dans la gestion d’un front mouvant.

Le cœur du jeu : la psychologie autour de la table

Comme dans tout bon Nemesis, la mécanique la plus importante n’est pas dans les cartes ou les dés : elle est dans les joueurs. Retaliation excelle dans cette zone grise où chaque action est un message :

  • “Pourquoi tu n’as pas aidé ?”
  • “Pourquoi tu es resté silencieux ?”
  • “Pourquoi tu veux aller là-bas maintenant ?”

Le jeu crée des histoires. Des vraies. Des histoires qu’on raconte encore trois jours plus tard. Et ça, c’est la signature Nemesis.

Nemesis reste le roi… mais Retaliation mérite sa place

Soyons clairs : Nemesis (le premier) reste, pour nous, l’expérience la plus pure, la plus tendue, la plus viscérale. Pourquoi ?

  • Parce que la vulnérabilité y est totale.
  • Parce que chaque pas est une prise de risque.
  • Parce que la survie y est un miracle permanent.
  • Parce que l’horreur y est plus intime, plus rampante.

Nemesis Retaliation, lui, propose autre chose. Pas mieux. Pas moins bien. Autre chose. Une version plus agressive, plus dynamique, plus “cinéma d’action qui tourne mal”. Une version où la montée en puissance est un piège, où la confiance est une arme à double tranchant, où les histoires sont plus explosives, plus spectaculaires.

Deux jeux différents. Deux expériences mémorables. Et deux raisons de se rappeler pourquoi Nemesis reste l’une des séries les plus marquantes du jeu de société moderne.


Submit your review
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Submit
     
Cancel

Soumettre votre propre avis

Vindjeu
Average rating:  
 0 reviews
Vindjeu
Average rating:  
 0 reviews

Si vous aimez, vous aimerez peut-être...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *